Pétition au Premier ministre :

Un plan d'urgence pour le logement


11 novembre 2003

La crise du logement prend une ampleur dramatique. 3 millions de mal-logés selon l’INSEE, 1,3 million de demandeurs de logements sociaux. Les loyers du logement privé ne cessent d’augmenter et deviennent inabordables pour beaucoup de familles.

Face à une telle situation, l’annonce de votre gouvernement de réduire le budget du logement de 8% est inacceptable. Cette baisse va contribuer à aggraver encore la crise et remet en cause la construction de nouveaux logements sociaux. Les loyers du privé vont encore augmenter.

Les aides à la personne pour le logement vont également être réduites de 10 %. Le coût du logement constitue la première source de difficultés dans le budget des ménages. Cette politique va aggraver la précarité de familles les conduisant dans la spirale de l’exclusion sociale jusqu’à l’expulsion.

Il faut changer de politique. Au contraire, des moyens sans précédent doivent être immédiatement consacrés à la construction de logements sociaux. Comme au lendemain de la guerre, il faut mettre en place dans notre pays une véritable politique du logement en décidant de créer un véritable service public national du logement. Il n’ y a pas d’autres solutions dignes d’un pays comme la France. Un toit pour tous c’est un droit !

Demandeurs de logements, mal-logés, locataires, co-propriétaires, associations, nous vous demandons que ces mesures soient prises tout de suite par votre gouvernement :

• Augmentation du budget national du logement. • Revaloriser les aides au logement et supprimer les surloyers pour permettre à toutes les familles de rester dans leur logement • Aucune destruction de logement ne doit être entreprise sans construction préalable • Imposer la réhabilitation de tous les logements insalubres et indignes. • Rétablir l’obligation de construire des logements sociaux dans toutes les villes



Posté le vendredi 22 octobre 2004 par claude Bombel
> Un plan d’urgence pour le logement

L’action pour développer le logement social de qualité suppose aussi une modification du cadre légal dans lequel la construction et la gestion du logement social sont placées. Il est indispensable de revenir aux formules de financement sur l’aide à la pierre, mais aussi aller vers l’obigation d’un service public du logement qui aura un droit et les moyens de préemption sur les sols sans attendre la bonne volonté de certaines communes qui refusent de construire. La participation de ces villes sous forme de garantie communale aux emprunts doit être requise. Le taux de ces emprunts doit être de zéro pour cent. Le mode de gestion des logements doit être local mais non hiérarchisé dans la gestion municipale et sous l’autorité d’un président d’office désigné par les élus, les locataires, la préfecture... Des règles publiques d’attribution des logements doivent sortir la question du bon vouloir d’un notable, de vraies discussions doivent avoir lieu sur la question des prix du loyer, de la nature de l’entretien des ensembles de logements de la mixité entre locatif et accession à la propriété.

Vivre dans une résidence doit être une occasion pour apprendre la vie ensemble et les cités doivent devenir des lieux où il se passe quelquechose de la convivialité, de la solidarité, de l’animation culturelle. Cela doit être du plus pour tous ceux qui ne vivent que du moins.

Parler du logement suppose une réflexion des archi sur quelle forme d’habitat est digne de notre époque... Cela ne peut être cantonné à l’intervention de spécialistes ; Cette question est éminemment politique au sens où elle génère des conséquences dans la vie quotidienne de milliers de personnes. Elle doit donc être tranchée par les populations locales. Parler de l’architecture c’est aussi définir l’environnement du logement social, sa desserte par les transports en commun la présence de structures administratives (écoles, ...) commerciales, de structures de décision donc de lieux de vie commune.

Cette démarche d’ensemble doit pouvoir faire l’objet de programmation car les besoins en logements, non couverts sont aujourd’hui très importants, mais leur évolution est facilement anticipable avec la connaissance que nous avons de la démographie. Cette prévision des besoins doit être publique.

Cela n’est pas exhaustif d’une orientation générale qui devrait être la baisse du poids relatif des logements dans le pouvoir d’achat des salariés et le fait de sortir le logement social de la logique des marchés.

Claude Bombel