Un emploi stable et reconnu, c'est un choix de société

La matinée d’étude du 17 juin a permis d’approfondir la réflexion sur le développement de notre activité avec le monde du travail. Nacer Mansouri (économiste) a présenté le rapport introductif.


21 juin 2006

Depuis des décennies sous la houlette du Medef, la droite et les sociaux libéraux développent une intense pression idéologique sur le coût du travail, la productivité... Les choix industriels et les conséquences économiques qui en découlent s’illustrent dans le transfert de 10 % du PIB (produit intérieur brut), de la rémunération du travail à la rémunération du capital. Ce hold-up annuel de 200 milliards d’euro est l’équivalent de 5 millions d’emplois (salaires, cotisations sociales).

Ces choix capitalistes sont massivement rejetés (vote majoritaire du 29 mai, bataille victorieuse sur le CPE...) malgré cela, en Seine-Saint-Denis la précarité, la pauvreté gagnent du terrain. La question de l’utilisation et du contrôle des fonds publics est posée. Ainsi à quoi ont servis les 153 milliards d’euro de fonds publics depuis 1993 ?

La réflexion a été enrichie par la présence de nombreux syndicalistes, de Camarades de la d’EDF, du Conseil Général notamment. L’activité communiste au sein d’entreprises comme Citroën, la SNCF, Alsthom etc... a été posée.

La question de l’emploi, d’un travail stable et reconnu, du parcours sécurisé emploi formation a été au centre des interventions. Les attentes, les urgences sociales nécessitent de resituer la place de l’homme dans la société, de répartir autrement les richesses, de contrôler l’utilisation des fonds publics, de responsabiliser socialement les entreprises. Cela suppose des pouvoirs d’interventions, une citoyenneté nouvelle dans l’entreprise.

Cette bataille sur le contenu d’une politique alternative permet de travailler de larges rassemblements avec notre identité communiste. C’est aussi le sens de la création de comités d’union populaire, et de la mise à disposition d’une candidature communiste pour porter haut ces choix de société lors des échéances électorales.