Présentation du travail sur « le projet des communistes de la Seine-Saint-Denis »
24 mai 2006
Rappel : Lors du Congrès départemental de la fin de l’année 2004, il avait été décidé de commencer à travailler sur un projet des communistes de la Seine- saint- Denis. Un groupe de travail a élaboré un avant- projet, à partir des travaux de « groupes projets » et de séances du conseil départemental. Par l’intermédiaire des directions de sections, nous soumettons cet avant-projet à tous les communistes du département, en demandant si la démarche, les principales arrêtes permettent qui donnent du sens et permettent d’identifier les communistes de Seine- saint- Denis plus que d’entrer dans une longue liste de revendications déjà incluses dans le programme adopté au congrès. Nous pourrions au fil du temps, procéder à des points d’étapes quant à l’entrée dans la vie d’une telle démarche.
La méthode : Il s’agit de faire de chaque question posée, de chaque souffrance un terrain de luttes bien sûr, mais un terrain de luttes qui permette de concevoir non seulement des propositions alternatives mais les arguments qui les crédibilisent. En même temps, il s’agit de permettre aux gens de se saisir de la possibilité d’intervenir sur les institutions qu’offre la présence particulière d’un grand nombre d’élus communistes. Nous visons ainsi à une nouvelle efficacité de la politique sinon ces derniers seront réduits à l’impuissance et vécus comme des élus comme les autres. La prise en compte du département (le territoire, pas l’institution) est un moyen avec la mise en lumière des causes et des logiques à changer de convergences et d’unification du mouvement populaire. L’investissement par les intéressés des problèmes institutionnels est un moyen d’appropriation de pouvoirs, de favoriser la même démarche à l’égard des enjeux nationaux et européens et un terrain aussi de convergences et d’unité.
La démarche et le contenu du projet : Il y a trente ou quarante ans, l’image des communistes à travers les responsabilités institutionnelles qu’ils pouvaient avoir, était lié à de grandes réalisations sociales qui assuraient au monde du travail un quotidien de qualité. Aujourd’hui, il s’agit de faire vivre concrètement, dans les mouvements et débats, l’apport spécifique des membres du parti communiste à partir de leur conception renouvelée de la société et de la politique. Cet apport consiste pour l’essentiel à faire vivre au quotidien les spécificités du communisme. Evidemment, il repose d’abord sur la politique déterminée par les communistes à leur congrès. Mais dans un département où nous participons à de nombreuses luttes, à la vie publique et à de nombreuses institutions, il a semblé utile d’en tirer des caractéristiques ancrées dans les réalités de la Seine- saint - Denis. Les thèmes retenus, qui ne peuvent être une liste exhaustive, ni répéter le programme du parti cherchent à illustrer quelques caractéristiques fondamentales. Face aux attaques de classe des forces du capital, nous répondons par l’élaboration de réponses de classe.
1. « De chacun selon ses capacités à chacun selon ses besoins » : nous insistons dans notre avant-projet sur une double idée : pour se développer la société a besoin de chacun(e) de ses membres, aussi la réponse aux besoins et la conquête de droits ne sont pas une charge mais un levier d’efficacité. En 1945, un des premiers actes de reconstruction d’un pays exsangue a été de dépenser en créant la sécurité sociale. Il nous semble que c’est à cette aune que l’on peut aborder la question des moyens. 2. La question du pouvoir est dans toutes les têtes et nourrit des méfiances à l’encontre de la politique et la question de l’étatisation marque l’idée que se fait une grande part de la population du communisme et de son échec à l’Est. Dans un département où nous sommes vécus comme ayant du pouvoir, nous avons besoin d’insister fortement sur la conception démocratique et autogestionnaire que nous avons de son exercice. C’est une question décisive, si nous ne voulons pas que les communistes élus ne soient pas réduits à l’impuissance par une décentralisation libérale qui utilise les collectivités territoriales comme des fusibles. En même temps, les récents mouvements poussent à rechercher comment investir les espaces de pouvoirs. 3. La question de l’appropriation sociale et du collectivisme. Ici encore nous sommes au carrefour d’une nécessité immédiate (comment empêcher le dépeçage des entreprises et lutter contre l’image d’un patronat tout puissant sans aborder la question de la propriété ?) et d’un handicap issu de l’échec du système soviétique.


