Pour que ça change vraiment, jeunes, investissez la politique !

Nous croyons en la jeunesse ! Nous y croyons parce que nous avons confiance en elle !

La situation des quartiers de la Seine-Saint-Denis a changé depuis un an, elle s’est aggravée. Aggravée parce que la politique conduite par de Villepin/Sarkozy n’a fait qu’approfondir les injustices.


6 novembre 2006

Les seules réponses apportées aux habitants de la Seine-Saint-Denis, c’est plus d’humiliations, plus de stigmatisations, plus de provocations. Notre département est un laboratoire dans lequel des savants fous tentent des expériences dévastatrices ! Ils ont décidé de tester et de modéliser leur projet de société ici, dans le 93. Leur projet de société consiste à éclater les solidarités, à éclater la notion de peuple pour mettre en avant celle de communauté. La droite fait cela parce qu’elle veut diviser pour mieux régner.

Nous sommes un seul Peuple.

Quelles que soient nos origines, notre couleur de peau, notre religion, nous sommes un seul peuple, un peuple qui veut le respect et la dignité, un peuple qui veut des perspectives de vie d’une autre qualité. Le pouvoir veut briser les résistances, il ne supporte pas que l’on s’oppose à sa volonté. Or, notre département est une terre de résistances. Résistances contre la casse industrielle et économique, résistances contre les abandons des missions de l’Etat, résistances contre les inégalités et les injustices.

Guerre aux pauvres !

Ici, tout est ressenti avec plus de force qu’ailleurs car les coups portés ont exacerbé le besoin d’une autre vie, et parce que tous les enjeux de société sont concentrés sur notre territoire. Les jeunes des quartiers font peur aux riches. Ils font peur à la droite. C’est pourquoi ils veulent les transformer en délinquants comme les mêmes ont tenté de transformer leurs pères qui luttaient pour des droits nouveaux, en criminels. Les jeunes des quartiers font peur à ceux qui monopolisent les pouvoirs, alors ils les ignorent, ils les relèguent dans des zones en cul de sac, ils les préfèrent au pied des immeubles plutôt que de les voir investir la société, l’éducation, l’emploi, l’avenir. Tout est fait pour tendre, pour aggraver la situation, dans un climat de guerre aux pauvres. Les grands médias, les champions du tout répressif, les Sarkozistes de tous poils veulent que la peur du jeune des quartiers irrigue la société pour éviter de répondre à leurs demandes. Faisant cela, ces femmes et hommes politiques sacrifient des générations sur l’autel de leur bien-être, de leur sécurité. Faisant cela, ils broient des potentialités, des idéaux, valeurs d’avenir. Les dirigeants de notre pays renvoient de la haine et de la violence à ceux qui demandent de l’écoute. Et, ils s’étonnent d’avoir en retour des bouffées de violences que l’on ne peut que condamner. Ces violences ne gênent en rien ceux qui font tant souffrir les jeunes. Pire, elles servent de prétexte pour enfermer toute la société dans un carcan sécuritaire, en retournant une partie de l’opinion populaire contre les jeunes.

Le 93, département le plus jeune de France.

Les communistes de la Seine-Saint-Denis veulent un autre avenir pour le département. Il n’y a pas de fatalité, et nous voulons le meilleur, car la Seine-Saint-Denis est le département le plus jeune de France. C’est notre fierté. Et, justement parce que c’est le plus jeune de France, l’Etat doit développer une politique qui prenne en compte cette jeunesse. Cela passe évidemment par des infrastructures nécessaires à la petite enfance et à l’enfance, mais c’est un autre engagement en direction de l’école, de l’université, de l’apprentissage qu’il faut obtenir. Nous avons besoin de répondre aux problèmes des transports publics. Les jeunes des quartiers demandent à s’ouvrir sur la vie et sur la ville, il faut qu’ils puissent se déplacer, aller d’une ville à l’autre, accéder facilement à Paris. Les jeunes ont besoin de travail, ils veulent parvenir à l’emploi stable et correctement rémunéré dans des entreprises du département, et ne plus être considérés comme une variable d’ajustement. Car à Citroën ou ailleurs, c’est toujours la jeunesse qui fait les frais de la rentabilité, ce sont eux qui sont virés massivement et en premier quand les actionnaires demandent plus de profits. Les jeunes veulent un logement adapté à leur situation et à leurs moyens, ils veulent un accès à la culture et aux loisirs, ils veulent la possibilité de se soigner et de quitter enfin la galère.

Manifestez aussi dans les urnes !

Ils demandent la lune ? Non. Une société digne de ce nom et avec les moyens qui sont ceux de notre pays, doit prendre soin de sa jeunesse, elle doit répondre à ses exigences, elle doit permettre l’accès au bonheur pour tous. Pour cela, il faut une politique de rupture, rupture dans les choix, rupture dans les pratiques, rupture avec la vie politique française faite sans les gens et qui ne fait que décevoir une fois les élections passées.

Les communistes de la Seine-Saint-Denis demandent aux pouvoirs publics d’écouter les cris de la jeunesse. Nous exigeons du gouvernement une prise en compte immédiate et à la mesure des besoins du département. Pour cela, nous demandons l’organisation d’Etats Généraux de la Jeunesse afin qu’elle puisse dire sa révolte, sa colère et ses propositions, afin qu’elle soit écoutée puis entendue et associée, afin que, respectée, elle puisse vivre dans la dignité. Les communistes de la Seine-Saint-Denis disent aux jeunes : « investissez la politique pour que ça change vraiment, bousculez les rendez-vous électoraux. Inscrivez-vous sur les listes électorales avant le 31 décembre, manifestez aussi dans les urnes, participez aux collectifs unitaires antilibéraux ! »

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