Les mardis du logement

Le 1er mardi du logement, le 4 juillet dernier devant la Préfecture, avait eu pour thème "les demandeurs de logement" qui se portent à plus de 53000 sur le département.


Une délégation d’élus, d’associations et de demandeurs de logement ont été reçus par le Préfet et il avait été fortement rappelé que pour aboutir à la construction des logements "vraiment" sociaux nécessaires, il fallait plus que jamais faire respecter la loi SRU qui oblige à aboutir à 20% de logements sociaux dans les villes de plus de 10000 habitants. Mais de nombreux maires de droite, dont l’emblématique Raoult du Raincy, préfèrent se mettre hors-la-loi et payer une dérisoire amende plutôt que remplir leur rôle de solidarité nationale.

De nombreux demandeurs de logements de Stains, Bobigny ou Drancy avaient tenu à témoigner de leur situation après des années d’attente de logement.

Le mardi 1er août prochain de 12h à 14h, toujours sur le Parvis de la Préfecture, nous allons organiser le 2ème mardi sur le thème, ô combien crucial pour cet été, des expulsions pour raisons économiques. Après les célibataires au printemps, c’est au tour des familles monoparentales de subir de plein fouet ces expulsions inhumaines que l’on veut faire passer inaperçu en plein été.

Afin de fédérer tous les acteurs du logement et plus largement de l’habitat, nous avons fait le choix de thèmes qui à partir d’une question particulière ouvre le champ à de multiples propositions, à une confrontation des idées et à ce que les différents intervenants ne se replient pas sur leur domaine de compétence mais embrassent bien plus largement l’ensemble des problématiques.

Ce n’est que tous ensemble que nous pourrons combattre efficacement la politique de concurrence de la droite et proposer des solutions crédibles car construites avec la population.

Alors soyons nombreux mardi 1er août autour de la vente de quelques sandwichs, avec de l’eau à volonté, et surtout avec des témoignages nombreux et notamment des premiers concernés, les victimes d’expulsion ou expulsables.

Nous aurons aussi, grâce aux multiples prises de parole, la possibilité d’annoncer quelques propositions et de continuer à affirmer notre opposition totale à toute expulsion d’ordre économique ou sociale.

Un courrier sera envoyé lundi aux différents partenaires. Mais il serait déjà bien qu’un maximum de sections et d’élus puissent être présents, avec les réseaux locaux de solidarité logement lorsqu’ils existent et avec des expulsés-sables qui souhaitent témoigner...