Le Premier ministre socialiste grec... fer de lance de l'hyper-austérité européenne !

La Grèce est à nouveau priée de se serrer la ceinture mais le peuple et la jeunesse refusent et se révoltent. L’Union européenne presse Athènes de renforcer ses mesures d’austérité pour rassurer les marchés financiers et les créanciers.

Papandréou, le leader socialiste grec à la botte des marchés financiers, prévoit de mettre au chômage technique quelques 30 000 employés du secteur public.

Des dizaines de milliers de salariés grecs ont manifesté à Athènes et Salonique (nord) au cri de" Les riches doivent payer !". Le ministère du travail a été occupé mardi par des manifestants communistes du KKE qui refusent les nouveaux efforts demandés, notamment l’abaissement du salaire minimum.

"Ils ne cherchent pas à sauver la Grèce, mais à tuer les travailleurs", a estimé un leader syndical en parlant du gouvernement socialiste, du FMI et des dirigeants de l"Union Européenne.

Un autre dirigeant a dénoncé les "mesures injustes et barbares qui entament les droits et les revenus des travailleurs et poussent un peu plus l’économie dans la récession et la dette."

Après avoir subi plus de 20 % des coupes de leurs salaires en raison de l’austérité, les fonctionnaires seront placés en chômage partiel !


7 octobre 2011

La Grèce ne s’en sort pas et l’aide financière conditionnée promise en juillet tarde à venir. Elle tarde d’autant plus que la troïka (Union européenne, Banque centrale européenne, FMI) continue d’éplucher les comptes du pays et n’a pas encore donné son accord. Comme prévu, la purge et l’austérité ont plombé toute possibilité de croissance et le pays s’appauvrit. Le gouvernement d’Athènes a affirmé, dimanche, qu’il manquerait cette année et la suivante à ses obligations, telles qu’elles lui ont été dictées par ses créanciers internationaux et n’atteindrait pas les objectifs voulus par l’UE et le FMI dans le cadre du plan de sauvetage.

Athènes s’attend désormais à ce que son déficit atteigne 8,5 % du produit intérieur brut (PIB) cette année, alors qu’il ne devait pas dépasser pas 7,6 %. Le projet de budget prévoit que le déficit sera réduit à 6,8 % en 2012, contre un objectif fixé à 6,5 %. Il était de 10,5 % en 2010. La récession devrait être aggravée de 2,5 % en 2012, après - 5,5 % cette année. Suivant le projet d’Athènes, la dette publique atteindrait 172,1 % du PIB en 2012, après 161,8 % en 2011. Ce marasme est la conséquence de la baisse de la demande intérieure et de la consommation, de la diminution des revenus et de l’augmentation du chômage (plus de 16 % prévus en 2012, contre 11,9 % en 2010). La situation grecque était au cœur des discussions des ministres européens des Finances à Luxembourg. Les pressions sont maximales sur Papandréou afin qu’il adopte encore plus de rigueur afin de réduire les dépenses publiques. Dimanche soir, le premier ministre a ainsi donné l’assaut contre le secteur public, avec la mise en chômage technique de 30 000 fonctionnaires d’ici à la fin 2011. Les salaires seront réduits de 40 % sur l’année. À l’horizon 2015, le gouvernement entend désosser le secteur public du cinquième de ses effectifs, soit 150 000 salariés. Le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a estimé hier que les retombées des nouvelles mesures prises par Athènes pour satisfaire ses bailleurs de fonds devraient encore être évaluées par les fonctionnaires européens, mais a salué «  des décisions importantes  ». En multipliant les concessions, Athènes espère obtenir le versement, courant octobre, de 8 milliards d’euros de prêts pour éviter la faillite. La somme paraît dérisoire alors que les mesures d’austérité déjà introduites en Grèce ont provoqué une catastrophe tant pour les services sociaux (éducation et santé) qu’en termes de salaires, de retraites et d’allocations chômage touchant désormais 30 % des jeunes Grecs.


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