Le FMI de Strauss-Kahn, l'Union Européenne, le gouvernement socialiste d'Athènes saignent le peuple grec !

L’aide financière de l’Europe et du FMI vient d’être déclenchée mais est conditionnée à une cure d’austérité sans précédent.

Le gouvernement socialiste grec de G. Papandreou a décidé d’accepter les conditions humiliantes et antisociales du FMI de Dominique Strauss-Kahn, son très libéral directeur.

C’est une politique de droite, du Sarkozy au carré en quelque sorte, que le gouvernement grec va imposer à son peuple, ….après avoir été élu, comme c’est l’habitude chez les sociaux libéraux, sur un ensemble de promesses sociales. A méditer, à gauche.

Le plan prévoit au total, des économies de 35 milliards d’euros sur trois ans pour ramener le déficit public sous le seuil européen de 3% du PIB d’ici fin 2014.

Principales victimes : les fonctionnaires, les salariés du privé, les jeunes, les retraités, les ménages, le pouvoir d’achat, les services publics. Toute la panoplie des mesures antisociales y passe : avec la hausse généralisée des prix (TVA et taxes), le blocage des salaires, la baisse des pensions, le recul de l’age de la retraite , etc…


3 mai 2010

Au lieu de s’attaquer à la logique du système capitaliste financiarisé et à la domination du marché, G. Papandréou va faire payer la crise au peuple grec et reprend les vieilles recettes de la droite, lesquelles nourriront le moment venu, une nouvelle crise encore plus grave.

Les patrons, le MEDEF et Sarkozy rêveraient de pouvoir faire passer une telle politique de droite, de telles mesures antipopulaires en France… Yes, We can ! répondent en chœur les socialistes européens (Mr Papandréou est le Président de l’Internationale socialiste)et dans chaque pays où ils sont au pouvoir, ils appliquent la feuille de route des marchés financiers. Aujourd’hui c’est la Grèce, mais les socialistes portugais et espagnols sont prêts à prendre des mesures similaires pour rétablir la confiance des marchés financiers…

Avec arrogance, l’allemande Mm Angela Merkel se félicite de voir les grecs prendre le bon chemin et estime, avec cynisme, que tout cela devrait faire réfléchir les espagnols, les portugais, les italiens, les irlandais… Et demain les Français ?

Voici le détail de ce plan antipopulaire, jamais vu en Europe depuis les années noires :

* baisse de 14% des revenus des fonctionnaires et des pensions de retraites de la fonction publique.

* gel des salaires jusqu’en 2014.

* relèvement de la TVA de 21% à 23%. (+ 4% depuis février !)

* augmentation de 10% des taxes sur les carburants, l’alcool et le tabac.

* mise en place d’un nouveau salaire minimum applicable aux jeunes et aux chômeurs de longue durée, version grec du mini SMIC jeune, rêvé par le patronat et humiliant pour les jeunes.

* recul de 3ans de l’age de départ en retraite.

* baisse général des retraites : la référence devenant le salaire moyen de la totalité des années travaillées et non plus le dernier salaire,

* révision de la législation interdisant aux sociétés de licencier plus de 2% de leurs effectifs totaux par mois.

* casse des services publics : Libéralisation des marchés des transports et de l’énergie et ouverture à la concurrence des professions fermées.

Soyons juste : le plan prévoit une timide augmentation de l’impôt sur les société. Il s’agit de faire bonne figure, selon la recette du pâté d’alouette, propre à tromper le peuple : une alouette de contribution pour le capital, un cheval pour le peuple.

Ce nouveau plan devrait faire tomber le déficit budgétaire à 8,11% du Produit intérieur brut (PIB) en 2010 contre 13,6% en 2009 et à revenir sous la barre des 3% en 2014. Tout cela va porter un coup à la croissance grecque : le Ministère des Finances prévoit désormais un baisse du PIB de 4% cette année et une contraction de 2,6% l’année prochaine.

Avec les communistes d’autres solutions !

Les communistes français, le journal l’Humanité appellent à développer la solidarité avec le peuple grec et proposent une d’autres pistes : la Banque centrale européenne a accordé des prêts gigantesques à seulement 1% d’intérêt aux banques qui, à leur tour, les ont prêtés à des taux de 4 à 8%.

La Grèce doit elle aussi bénéficier de taux n’excédant pas 1%, sans autres conditions que le maintien des droits sociaux, de l’emploi et des services publics.

Des mesures qui appellent une autre utilisation de la création monétaire avec un autre rôle pour la BCE : une restructuration de la dette grecque (taux bas à plus long terme) et une aide à 1% de la BCE conditionnée à des mesures sociales, au développement des services publics et de l’emploi.

Tous les peuples d’Europe sont menacés de plans d’austérité de même nature. L’Union européenne et tous les Etats membres doivent donc se mobiliser pour préserver les chances d’une Europe des peuples.