Hôpital public :
La Région Ile-de-France est menacée par Sarkozy et Evin (PS) de devenir un désert hospitalier public
L’HÔPITAL Public est livré aux Marchands de la santé, l’AP-HP devient une entreprise de démantèlement public. L’ARS organise le Renoncement aux soins en Ile de France. TROP c’est TROP, Ça Suffit comme ça !!!!
Nous, Elu-e-s, Usagers, Militants syndicaux et associatifs, Militants politiques engagé dans le domaine de la santé sur la liste Front de gauche en Ile de France, Nous vous appelons à sauver notre service public de santé en Ile-de-France.
Sous prétexte de réorganisation de l’offre de soins hospitalier, le Gouvernement et Bercy mettent en place à marche forcée la Loi HPST, le démantèlement de l’Hôpital public en Ile de France, avec l’appui de Claude Evin, préfigurateur de l’Agence régionale de la santé(ARS) d’Ile de France.
22 février 2010
Nous demandons tous une modernisation de l’AP-HP, coordonnée à l’ensemble de l’offre de soins hospitalier et ambulatoire (médecine libérale et centres de santé), mais nous refusons toute réduction de lits, tout désert médical urbain comme rural, nous ne pouvons accepter la dégradation organisée des conditions de travail, la suppression des emplois. L’hôpital public moderne que nous voulons pour les usagers doit pouvoir offrir un plateau technique, des effectifs et des conditions de travail dignes du 21éme siècle. L’Hôpital public doit pouvoir garantir l’accès à des soins de qualité pour tous sans souffrance au travail de ses personnels.
Nous considérons comme inadmissible les décisions prises par la direction générale de l’AP-HP, sous les ordres de Bercy et d’EVIN, de fermeture de plusieurs établissements ou services (comme la pédiatrie spécialisée de l’Hôpital Trousseau ou les Urgences de l’Hôpital Beaujon), aboutissant à l’objectif annoncé de suppressions de 4 000 emplois. De telles fermetures réduisent l’offre de soins régionale et conduisent un nombre de plus en plus important d’usagers à renoncer aux soins.
Nous exigeons un moratoire sur toutes les décisions prises par le Ministère de la santé en direction de l’Hôpital public, nous considérons indispensable la création d’un observatoire régional de la santé, territoire par territoire, pour garantir une véritable démocratie sanitaire et sociale.
Il y a urgence à engager un débat sur les besoins de santé de la population et de l’offre de soins que cela nécessite. Il faut mettre un terme à la Tarification à l’activité (T2A) qui prive les Hôpitaux de moyens de fonctionnement alors que l’argent existe si on se donne la peine d’en finir avec les exonérations de charge ou encore si on décide de taxer les revenus financiers, ce qui représente prés de 70 milliards de recettes, de quoi couvrir bien plus que le déficit annoncé de la Sécu.
La mobilisation des personnels, toutes catégories confondues, de leurs syndicats, celle des usagers au travers des comités de défense des hôpitaux et des maternités de proximité, associées au cri d’alarme de quasiment tous les médecins en situation de responsabilité au sein de l’Hôpital public, les réactions extrêmement vives des élus, notamment ceux qui participent aux commissions de surveillance des hôpitaux de l’AP-HP, doivent trouver aujourd’hui leur concrétisation dans un vaste mouvement de rejet de la liquidation annoncée de l’Hôpital public par le gouvernement Sarkozy et son Préfigurateur Evin, en application des orientations de Bercy et de la loi HPST.
signataires :
Pierre Laurent, Eric Coquerel, Jean-François Pelissier, Céline Malaisé, François Delapierre, Pascale Le Neouannic, Marie-Georges Buffet, Christian Favier, Jean-Michel Ruiz, Rosemay Rousseau, Jean-Marc Devauchelle, Sylvie Altman, Barthelemy Yao, Roger Ferreri, Annie Chaunac-Saltzmann, Thierry Guigui, Didier Dreyfuss, Nathalie Marchand, Marie-Pierre Toubhans, Didier Mignot, Muriel Salmona, Corinne Bluteux, Christine Appiani


