Emploi : poursuivons la construction de propositions alternatives

La question de l’emploi est la première préoccupation des habitants de notre département. Comme l’ont soulignés les événements de l’automne dernier, sans travail pas de moyen de vivre, pas d’épanouissement social, familial, pas de dignité et de reconnaissance dans la société. Notre département compte toujours 100.000 chômeurs, 52.000 allocataires du RMI, près de 200.000 personnes survivent avec des revenus en dessous du seuil de pauvreté. En 2005, plus de 31.000 jeunes se sont présentés dans les missions locales pour l’emploi, proposition d’emploi a été trouvée pour 2.800 d’entre eux.


7 juin 2006

Des entreprises et des emplois sont menacés de disparition (Seca au Bourget, filiale de la Sogerma : 350 emplois, Delphi Paris Nord II, équipementiers automobiles, filiale de Général Motors : 300 emplois).

Plusieurs participants aux assises de l’emploi organisées par le Conseil Général de la Seine-Saint-Denis ont proposé de résorber résolument la précarité dans notre département, de faire converger les interventions pour des dispositions, des solutions structurantes débouchant sur des emplois stables bien rémunérés, combattre toutes les sources d’exclusion et de discrimination, répondre aux besoins des populations et aux urgences sociales pour des créations d’emplois dans le public et le privé nécessite de revisiter les politiques fiscales et de crédit, d’intervenir collectivement pour une autre répartition des richesses. En 2005, 85 milliards d’euros de profits déclarés par les entreprises du CAC40, redistribués essentiellement dans les dividendes des actionnaires. Des milliards d’exonérations fiscales sans contrôle public. L’efficacité sociale nécessite de mettre l’homme au cœur des choix de société donc de stabiliser l’emploi, de pérenniser le choix dans une politique industrielle, particulièrement en Seine-Saint-Denis.

Une nouvelle politique de sécurité d’emploi et de formation nécessite aussi de resituer la place sociale et économique de l’entreprise, donc d’un statut des responsabilités sociales de celle-ci. Un maintien et un développement des services publics de proximité par une intervention des salariés, des élus, des populations, des droits et pouvoirs nouveaux pour mettre en œuvre ces choix de société.

Cette intervention citoyenne pour porter la construction de propositions alternatives et une dynamique unitaire antilibérale nécessite le développement d’une activité communiste avec le monde du travail. C’est le sens de la matinée d’étude et d’échange de samedi 17 juin de 9h à 13h au siège de la Fédération en présence de Nacer MANSOURI, Economiste, Syndicaliste, de François VELAIN, membre du collectif national « activité communiste sur les lieux de travail » et de Jean-Marie DOUSSIN, Secrétaire départemental du Parti Communiste Français.