Vivre ensemble :
Droit de vote et d'éligibilité pour tous les résidents
Le droit de voter et d’être éligible, la citoyenneté ont toujours été gagnés en France dans les luttes, depuis deux siècles. Ce fut le cas, progressivement pour les ouvriers, puis pour les femmes, enfin pour les jeunes,
Depuis plusieurs années une nouvelle exigence d’extension de la reconnaissance de citoyenneté est affirmée, revendiquée : la citoyenneté de résidence.
23 octobre 2006
Il s’agit de reconnaître, sans plus tarder, la citoyenneté de concitoyens migrants non naturalisés.
Il s’agit de réactualiser le principe d’égalité, élément fondateur de la République et de la démocratie.
Il s’agit de revaloriser dans son principe et dans la pratique, la souveraineté populaire.
C’est une simple mesure de justice vis à vis de tous ceux et celles qui contribuent aux richesses du pays à son développement et à son rayonnement. C’est fondamentalement indispensable pour que vive une démocratie réelle. C’est une urgence pour sortir de la crise politique, combattre le racisme et les discriminations.
Une promesse trop ancienne
Fortement revendiquée lors de la marche pour l’égalité des jeunes en 1980, portée par un nombre grandissant d’associations et d’organisations politiques, promise à plusieurs reprises par la gauche, et bien que soutenue par une majorité de la population cette avancée démocratique n’est pas encore réalisée.
Les étrangers originaires des états de l’Union européenne ont obtenu le droit de voter, aux élections municipales et européennes, depuis 1998. La discrimination que subissent les immigrés d’origine « non-communautaire » qui vivent ici, dont le projet de vie est en France, pour longtemps, voire définitivement, n’en est que plus injuste.
Ils et elles travaillent ici, sont souvent investis dans le syndicalisme, dans la vie associative. Ils et elles ont obtenu, par exemple, le droit de siéger dans les conseils d’établissements scolaires, des offices HLM, le droit de vote aux élections professionnelles...Mais, malgré les richesses matérielles, culturelles et humaines dont notre pays leur est redevable, on leur refuse la reconnaissance de la citoyenneté politique, l’égalité de droits.
C’est une atteinte grave à la souveraineté populaire, à la participation démocratique effective de toute la population résidente, dans sa diversité, à la vie politique.
Notre époque est celle d’une mondialisation qui exige une extension des souverainetés et des citoyennetés partagées. Nous avons tant besoin de construire et de décider ensemble. Nous avons tant besoin de construire ce « vivre ensemble » cette communauté de citoyens égaux et responsables. Nous avons tant besoin de revaloriser et de refonder la république. Les tenants du libéralisme y sont réticents. Ils tendent au contraire à déposséder les citoyens de leurs pouvoirs d’interventions. Pour eux la liberté se circonscrit à celle de la circulation des marchandises, des capitaux, de la déréglementation sociale, de la privatisation, de la mise en concurrence des travailleurs.
Oui à l’égalité de tous les droits.
Les communistes sont déterminés à obtenir la conquête du « droit de vote et d’éligibilité de tous les résidents étrangers, à toutes les élections ».
Nous proposons le droit de vote à toutes les élections car la citoyenneté et la république sont indissociables. Etre citoyen c’est pouvoir participer aux décisions là ou l’on vit, dans la commune, mais aussi à l’échelle du pays, de l’Europe et du monde car, plus que jamais, tout cela est lié. La citoyenneté, la souveraineté du peuple, de tout le peuple, ne peuvent être hiérarchisées, limitées.
Nous ferons tout pour que cela soit dans le débat des présidentielles. Nous exigeons que cela soit inscrit dans le projet pour une alternative anti-libérale.
Nous appelons à participer massivement à la campagne de « votation citoyenne » qui aura lieu du 16 au 22 octobre 2006.


