Donnez votre avis sur le manifeste des communistes de la Seine-Saint-Denis
24 mai 2006
24 mai 2006
Nous sommes un seul peuple La seine Saint-Denis peut devenir le lieu où l’on construit le monde que nous voulons. De multiples initiatives- prises par les individus, les associations, les organisations en sont la traduction ; création de la mission départementales des droits de l’enfant, refus des maires communistes des expulsions pour loyers impayés, organisation des évènements : slams sessions, festival métis, forums mondiaux du sport, biennale de l’environnement ...convention avec le centre de régulation des appels du SAMU, création de Franciade - restauration de patrimoine de Seine-Saint-Denis, mise en place de l’observatoire des violences envers les femmes, Implantation d’Europacorp en matière de cinéma...
Nous avons besoin de l’apport financier de la région Ile de France ; en retour nous apportons expérience des combats démocratiques et un savoir faire sur les pratiques solidaires et coopérations originales
Vivre libre c’est arracher les pouvoirs
Rassemblés les habitants peuvent devenir une force et peser sur les décisions
des élus des collectivités locales et de l’Etat
Les élus communistes ont commencé à expérimenter des formes de démocratie participative : assises de la plaine - Saint-Denis, conseil consultatif des jeunes : stains, Pierrefitte, Aubervilliers notamment, démarches quartiers, budget participatif, référendum locaux, cartes pétitions au gouvernement...
Mais nous pensons nécessaire d’aller plus loin ; cela revient à modifier l’enjeu de l’élection.
Les habitants éliront une personne qui sera un « partenaire » et qui n’aura pas un « mandat une fois pour toute.
Avec cet(te) élu(e), les habitants , l’organisation politique pourra co-élaborer, co-intervenir en permanence pour mettre en œuvre la politique pour laquelle il a été choisi et le mandat continuellement renouvelé sur des missions précises.
des décideurs économiques, des élus des établissements scolaires et du supérieur et les élus des organismes liés au logement
Nous voulons contribuer à obtenir de nouveaux pouvoirs où vous travailliez, étudiez, habiter (voir dans chaque chapitre - travail, formation, logement).
Une formation au niveau du développement de l’humanité pour ce 21ème siècle
Ce siècle est celui d’une accélération incessante du développement des connaissances. Il s’agit aussi de former des citoyens préparés aux rapports solidaires dont le monde a besoin et de lutter contre les inégalités afin que chacun trouve sa place dans la société.
Au questionnaire adressé par le conseil général aux habitants sur l’avenir de la Seine Saint Denis - 28 000 personnes ont répondu et pour 74% l’éducation et la réussite scolaire est la 1ère de leur préoccupation.
Faire reculer l’échec scolaire est un des enjeux de la Seine-Saint-Denis : des actions sont en place : association d’alphabétisation, diplôme d’ostéopathie Saint-Denis reconnu sur le plan national, Ecole de la 2nd chance à La courneuve( expérience reprise sur le plan national) antenne du Cnam - Conservatoire national des arts et Métiers à Aubervilliers, une maison des sciences et de l’homme, académie Fratellini pour les arts du cirque. D’autres sont à venir : filière de formation dans les secteurs de la santé et du cinéma en lien avec les spécificités du monde du travail sur le territoire, filière en matière de restauration du patrimoine, liste des BTS sur département en ligne sur Internet et à imaginer ; faire un ouvrage de l’offre éducative dans le 93, faire connaître l’existence du Centre Inffo - centre national de l’information sur la formation situé à Saint-Denis La Plaine et méconnu en Seine-Saint-Denis, financer et développer les centres d’accès aux nouvelles technologies - Internet, pao, favoriser l’accès à l’éducation pour tous Avec 20 000 étudiants, 2 universités, 3 IUT la Seine-Saint-Denis doit miser sur ses jeunes : rénovation des cités étudiantes, être présente dans les projets de réforme de l’éducation : licence maîtrise doctorat et de la formation professionnelle en cours : projet de certification au niveau national des organismes de formation, rapprochement ministère de l’éducation et de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement et donc sur les filières, statut des universités et ufr, implication au niveau européen.
Des revenus pour tous pour répondre aux besoins de chacun. Le travail permet de créer des richesses. Toutefois avec les gains de productivité que nous avons fait : la création de richesses demande moins de travailleurs. Il faut donc repenser notre rapport au travail.
Les richesses créées doivent être redistribuées différemment
1 aux travailleurs (j’entends salariés et patrons avec un rapport maximal de 1 à 100 de la moyenne des salaires de l’entreprise)
2 à la société toute entière laquelle a permis les gains de productivité en investissant dans l’éducation, les nouvelles technologies, la recherche...)
Pour réinvestir bien sûr
Pour rémunérer ceux qui pourraient effectuer un travail socialement utile.
Une personne qui tout les jours accompagnent de son domicile à son centre de kyné une personne âgée produit t-elle des richesses ou non ? NON Pourtant elle est utile ? OUI Mérite t’elle rémunération OUI bien sûr.
En clair, un ouvrier dans l’industrie chimique, un exploitant de maïs ou un producteur de poterie finance une aide à domicile pour personnes âgées, un postier, une infirmière, un enseignant chacun est lié au sort de l’autre. Et c’est là que toutes les divisions catégorielles dans le secteur du travail n’ont aucun sens. Secteur public et secteur privé doivent lutter ensemble, ouvrier et patron, français et étrangers, collectivité locale et état ; Seule la spéculation doit être supprimé et pénaliser ceux qui en profitent.
Nous refusons la guerre aux pauvres -justice pour tous
L’égalité de tous devant la loi signifie une justice qui contribue à la réparation du tissu social et ne soit pas une machine à marginaliser et à gâcher de vies. Mais il y a une autre urgence : l’appel au droit est de plus en plus fréquent - droit du travail bafoué, droit du logement, droit sur personnes privées... ; les textes juridiques se multiplient : droit français, européen, traités internationaux...or les gens sont de moins en moins armés pour se battre : il faut développer les réseaux justices, maisons de la justice, former des juristes, favoriser les associations dans ce secteur.
Les services publics, moteurs de l’égalité L’eau est un bien rare dont il faut contrôler la diffusion. Dans aucun pays au monde , le transport ferroviaire n’est rentable. L’électricité est une marchandise non stockable et donc particulière - comment imaginer qu’elle puisse faire l’objet d’une privatisation - Comment aurait été possible l’accès à l’électricité des régions rurales ou de montagne sans un grand service public de l’électricité. Le vénézuela renationalise son pétrole, la Bolivie son Gaz... Comment imaginer un service de santé avec des objectifs quantitatifs - un alcoolique coûte cher à soigner pour un résultat incertain faut il pour autant le laisser sans soins ? et dans ce cas n’aurait t-il pas un coût bien plus élevé pour la société (foyer, soins divers, urgence..) Et que seraient les entreprises privées en France, si depuis des années des investissements lourds non rentables à court terme n’avaient pas été faits par le secteur public : recherche, éducation...
Le service public doît se moderniser : nouvelles technologies, meilleur gestion, mais garder son esprit et même le réaffirmer : accueil, sens du service, solidarité ....
Lutter contre les coups portés par cette Droite ultralibérale est une nécessité, car inlassablement le Gouvernement continue sa politique idéologique au profit de quelques privilégiés et des milieux d’affaire.
Mais à ne pas voir la cohérence implacable dans leurs choix politiques, nous ne répondons que de manière isolée, ponctuelle. Et nos trop rares succès dans les luttes ne font que masquer nos défaites dans la bataille des idées. En effet, si chacun reste dans son coin, en pensant que sa bataille est la plus importante, nous allons droit à l’échec.
Voilà pourquoi nous sentons bien que nous avons à penser un projet qui réfléchisse en terme de logiques, de cohérence et non plus en terme de réponses programmatiques à chaque problème de société.
Avec ce projet de manifeste de la Seine-Saint-Denis, les communistes du département veulent donner du sens au mouvement populaire, à l’antilibéralisme qui peine à s’affirmer, si ce n’est dans la contestation. Créer du lien, affirmer des choix, en rupture avec la pensée capitaliste dominante et mettre en lumière les blocages, tel est l’objectif. Ainsi, est-il nécessaire de rappeler que les problèmes de l’école proviennent des inégalités (la FSU ne dit pas autre chose) ou ne devons-nous pas mettre l’accent sur le défi d’une école du savoir pour le plus grand nombre, en lien avec le travail d’aujourd’hui, toujours plus demandeur d’intelligence humaine ? C’est avec cette donnée que nous pourrons mobiliser l’ensemble des travailleurs sur cette question et ne pas la cantonner à une bataille « corporatiste ». De même en abordant les dépenses sociales sous l’angle de l’efficacité économique et non plus des seuls coûts, nous ne saucissonnons plus les problèmes de santé, de retraite ou de sécurisation des parcours de vie.
Mais pour cela, nous aurons d’abord à nous approprier ce manifeste, l’enraciner dans les réalités de notre département, le confronter avec tous ceux qui souhaitent définir ensemble un projet, crédible aux yeux des gens et qui apporte à la logique ultralibérale, une autre logique, alternative, humaine.