Crédits pour les Hôpitaux : c'est maintenant qu'il les faut !

Déclaration de Brigitte Dionnet, membre de l’exécutif national du PCF, chargée du droit des femmes


20 mai 2003

Une femme par semaine meurt en couches dans une maternité. C’est en France, c’est en 2002, et c’est un chiffre trois fois supérieur à nos pays voisins :

Cela est d’autant plus intolérable que ce n’est pas une fatalité. Le professeur Bruno Carbonne, Secrétaire général du CNGOF, a récemment rappelé que 80% de ces accidents mortels pourraient être évités si les moyens nécessaires en terme de personnels, de capacités d’accueil et de structures de soins étaient dégagées.

Cette situation de pénurie n’étonne malheureusement personne. Elle était prévisible et de nombreuses mesures pour y remédier avait été préconisées.

Aucune ne s’est mise en place, pire les moyens des hôpitaux se sont vus rognés au point de pousser ceux-ci à remettre en cause les fonctionnements des centres IVG ayant à se répartir les miettes des crédits restant.

Nous voulons conserver le droit pour les femmes de décider de leur maternité et d’en avoir les moyens si elles le décident sans revenir au moyen-âge.

Une telle situation ne peut durer. Le ministre de la santé annonce six milliards d’euros pour l’hôpital public sur cinq ans ! C’est maintenant que les femmes ont droit d’accoucher sans risquer leur vie, c’est maintenant qu’il faut trouver les moyens financiers, non pas en baissant les impôts mais en taxant les revenus financiers et en imposant plus lourdement les grandes fortunes et mouvements de capitaux.

On connaissait la droite liberticide, libérale et antisociale, nous ne laisserons pas la droite ramener les femmes cent ans en arrière, voire plus !"