Construction anti-libérale et Droit de vote des résidents étrangers, même combat !
Nous ne pouvons que nous féliciter de voir les résultats du référendum à Stains sur les questions du droit de vote des résidents étrangers aux élections locales et nationales, la première c’est plus de 65% pour le « oui » et la deuxième plus de 57% des Stanois qui disent « oui ». Il est en effet juste et légitime que les résidents étrangers, qui sont pour la plupart des travailleurs, installés, vivant et travaillant ici parfois depuis des années, puissent participer à tous les scrutins, qu’ils soient locaux ou nationaux, et soient éligibles.
7 juin 2006
D’autres municipalités à direction communiste, comme le Blanc-Mesnil, Aubervilliers, La Courneuve ou Bobigny organisent le référendum sur le même sujet. De telles campagnes permettent de dénoncer sinon de mettre fin à l’injustice qui prive des milliers de familles de travailleurs du droit de choisir ceux qui vont décider de leur sort, au nom « du peuple » de surcroît.
En tant que communiste on ne peut qu’encourager toutes les initiatives pris dans ce sens, d’ailleurs dans les autres villes des collectifs citoyens avec des représentants associatifs et partis politiques ont pris la décision d’organiser une votation citoyenne. C’est le cas de Bondy qui sera la première ville non communiste à ce lancer dans cette reconnaissance du droit du citoyen avec un référendum du 12 au 18 juin prochain. Une attention particulière et une symbolique forte sur cette initiative car se sont les camarades de Bondy qui y sont principalement à l’œuvre.
Lutter contre un libéralisme déchaîné où l’individu est considéré comme une marchandise et fait l’objet de toutes les mauvaises tractations économiques, se battre pour le droit à la citoyenneté, c’est ainsi que se constitue deux des éléments du combat des communistes. La machine à discriminer l’individu se retrouve dans tous les projets libéraux qu’on nous impose comme la directive Bolkestein ou encore la loi CESEDA. On ne peut pas les dissocier car la logique est la même, discriminer, diviser, exploiter et abandonner.
C’est pour cela que notre combat, quelque soit le secteur ou la personne concernée, est universel pour que l’individu soit reconnu dans l’exercice de sa citoyenneté. Cette reconnaissance passe bien évidemment par le droit de vote à nos concitoyens étrangers, c’est aussi à travers ce droit que nous dirons, nous sommes tous égaux en droits et en devoirs sur un territoire.
Nous arrivons fin juin dans une période de tension pour nos citoyens sans papiers, le sursis pour les étudiants ou les familles des enfants scolarisés expire, les collectifs ou réseaux qui suivent ces personnes craignent, à juste titre, une vague d’expulsions pendant les vacances d’été. Les militants seront en vacances donc moins mobilisés, c’est pour cela que nous devons rester très vigilants et organiser dans nos villes avec nos partenaires habituels des cellules de vigilance. Restons attentifs car la répression n’a pas de pause et notre combat aussi !


