Ecologie :

"Communisme et Ecologie" d'octobre est sorti...

« Les évènements naturels de l’été 2010 auront été particulièrement dramatiques et meurtriers dans le monde : inondations au Pakistan et en Europe centrale, incendie de forêts en Russie, coulées de boues en Chine… événements encore trop récents pour être attribués au réchauffement climatique bien que cette cause ne puisse être écartée d’un revers demain.

Durant cette même période, nous aurons connu le dénouement de ce qui est caractérisé aujourd’hui comme la pire marée noire de l’histoire dans le Golfe du Mexique. La « culpabilité » des dirigeants et actionnaires de BP est totale (n’oublions pas la mort de 11 salariés de la plateforme Deepwater Horizon) mais précisons que la responsabilité des autorités américaines est également engagée.

Aucune de ces situations ne peuvent laisser les communistes indifférents car la vie des Hommes, surtout les plus faibles, partout dans le monde, nous concernent comme toutes les atteintes à la planète. En effet, ce sont des dizaines de vies humaines perdues, des familles déchirées par la perte d’un ou de plusieurs des leurs, des habitats et des centres de vie saccagés, des femmes et des hommes qui vont grossir les rangs de cette nouvelle catégorie de citoyens du monde que l’on appelle les « réfugiés climatiques », des écosystèmes détruits pour longtemps…


5 octobre 2010

Certes, les raisons de ces évènements sont, d’un lieu à l’autre, différentes, les hommes plus ou moins responsables de ces tragédies, les autorités politiques plus ou moins compétentes pour faire face à ces catastrophes mais on peut craindre malheureusement qu’on en retire pas tous les enseignements utiles et nécessaires pour l’avenir. Il faudrait pour cela une très large et profonde prise de conscience partagée, ici et dans le monde, qu’il n’y a pas d’issue sans s’extraire de la logique capitaliste, celle de la rentabilité financière à tout prix – au détriment de la vie des êtres humains – celle de la spéculation foncière, celle de la spoliation continue des ressources naturelles, celle des inégalités Nord/Sud, celle enfin de la réduction des services publics sous injonction du FMI.

Ce sont les causes de cette logique qui sont et restent partout à l’oeuvre. Dans ce nouveau numéro de notre revue nous en faisons encore la démonstration dans chacun des articles que nous publions. Là où ils vivent et travaillent, les communistes et leurs élus sont déjà très actifs. Ils agissent pour le bien commun par la démocratie, expriment leurs points de vue souvent considérés comme à contre courant des idées dominantes, formulent des propositions souvent singulières qui prennent du temps à être perçues comme crédibles. Tant mieux, en agissant ainsi, ils bousculent bien souvent les idées reçues et combattent les fausses solutions. La commission nationale Écologie se place délibérément à leur service avec la ferme intention d’élargir le nombre de celles et de ceux qui, parmi les communistes, trouvent là un intérêt supplémentaire d’engagement en politique dans les luttes et les rassemblements.

En effet, le facteur environnemental impacte tous les choix de société et chacune des sphères qui la composent ne peut se penser, s’envisager en terme de développement humain durable sans intégrer la dimension écologique. Cette donnée globale de l’avenir de la civilisation est devenue un fait incontournable de la pensée et de l’action pour la transformation de la société.

Le travail militant qui s’engage avec le Pacte d’union populaire et le Projet partagé sont deux bonnes occasions de faire entendre les colères et les alternatives qui, dans le champ environnemental, sommeillent dans les consciences communistes, afin de réduire les inégalités sociales et environnementales qui s’amplifient.

À Communisme & Écologie, nous attendons avec impatience vos réflexions et vos contributions. »

Hervé Bramy responsable du pôle Ecologie du PCF