COLLOQUE SUR LE MEDICAMENT
« Elaborons une politique publique du médicament : Industrie, Recherche, Environnement, Distribution, Démocratie sanitaire, Accès au Médicament »
LUNDI 13 FEVRIER de 13h30 à 17h30 Salle Monnerville au Palais du Luxembourg, 15 ter Rue de Vaugirard, 75 006 Paris
A l’initiative,
• D’Annie David, sénatrice d’Isère, Présidente de la commission sociale du Sénat • D’Isabelle Pasquier, sénatrice des Bouches du Rhône, Responsable de la politique du médicament au sein du groupe CRC du Sénat • Des membres du Groupe Communiste-Républicain-Citoyen (CRC) En partenariat, • Avec la Commission nationale santé du PCF, son groupe de travail Médicament • Le Front de Gauche Santé
Avec la participation de,
• Manu Blanco, secrétaire de la Fédération CGT de l’industrie pharmaceutique, • Christian Lajoux, président du LEEM (Les Entreprises du Médicament) • Jérémy CHAMBRAUD-SUSINI, secrétaire général d’Act Up-Paris • Dr Alain Trautmann, de Sauvons la recherche, directeur de recherche au CNRS • Denis Lalys, secrétaire de la Fédération CGT des personnels des organismes sociaux • Mme Claude RAMBAUD, vice-présidente du CISS
Inscription obligatoire avant le 10 février, auprès de : c.rondel@crc.senat.fr
NON, AU MEDICAMENT MARCHANDISE, OUI, A UN PÔLE PUBLIC DU MEDICAMENT En FRANCE, en EUROPE et dans le MONDE !
L’affaire du Médiator, hier, celle des Prothèses implants mammaires, aujourd’hui, et quoi encore demain, ont révélé à quel point pouvoir politique, pouvoir médicale et économique pouvaient être liés, créant une exigence de plus de démocratie sanitaire dans ce domaine comme dans d’autres.
Sortir le médicament du marché est une des exigences des communistes, tant la place du médicament dans l’économie sanitaire et sociale est importante. Avec plus de 21 milliards d’euros en 2009, les remboursements de médicaments représentent le premier poste de dépense des soins de ville. Des dépenses qui ont explosé en12 ans et dont le taux de remboursement moyen, devenu le plus faible depuis la création de la Sécu, amène nombre de Français à renoncer à des soins mettant en danger leur propre santé. Pour les communistes, un médicament est soit considéré comme utile médicalement, et il doit être remboursé à 100%, soit cela n’est pas le cas, il ne peut donc pas s’agir d’un médicament et ne doit pas être pris en charge par l’assurance maladie.
En vérité, ce qui guide le Gouvernement de Sarkozy et du MEDEF, ce sont Les critères de rentabilité financière pour les actionnaires. Derrière chaque scandale sanitaire, on trouve avant tout cette recherche obsessionnelle de la rentabilité financière. Nous voulons mettre un terme à ce système de collusions et de conflits d’intérêts manifestes. Nous sommes pour la transparence mais également pour la mise en place d’une réelle démocratie médicale, et nous en sommes loin avec la proposition de Loi du Ministre de la santé. Si un certain nombre de ses propositions semble guidé par une volonté d’assainissement, nous butons une fois de plus sur une absence de visibilité des mesures concrètes nécessaires pour réformer de fond en comble ce système vicié. C’est une toute autre politique du Médicament qu’il faut en France et en Europe, une politique qui ne profite pas aux actionnaires des laboratoires et des compagnies d’assurances, au dépend des malades. Ainsi on trouve, à la 3ème place du CAC 40, la SANOFI-AVENTIS versant 3,48 milliards d’Euros à ses actionnaires pour 2011.
La santé est un bien universel, le médicament fait partie intégrante de l’offre de soins, l’ensemble du processus conduisant de la recherche, la production, à la mise à disposition des médicaments et vaccins aux malades doit répondre à cette exigence. C’est pourquoi nous devons exiger la nécessaire transparence notamment concernant la fixation des prix des médicaments, affirmer le besoin d’une production nationale publique, obtenir la démocratie sanitaire, travailler sur le financement d’une autre politique du médicament.
IL faut mettre un terme aux regroupements, restructurations, concentrations, licenciements boursiers voulus par les politiques libérales mondialisées, depuis 20 ans. C’est pourquoi nous disons qu’une autre politique du médicament est indispensable en France, en Europe et dans le monde.
C’est le sens de notre proposition de création d’un Pôle public du médicament qui reconnaît sa finalité de service public et le détache de la sphère financière ; un service public de la recherche et du médicament, afin de faire de celui-ci à terme, un bien commun universel !


