Halte au massacre des services publics :

Après La Poste, la droite s'attaque à la RATP... pour que l'entreprise publique ne soit pas un obstacle à la concurrence de l'exploitation de son réseau !!!

Vendredi 13 novembre, à l’initiative de deux députés UMP, la Commission du développement durable de l’Assemblée Nationale a adopté un amendement au projet de loi « Grand Paris » scindant la RATP en deux entités « juridiquement séparées » : l’une chargée de la gestion des infrastructures du métro, l’autre de l’exploitation des réseaux de transport.

Autrement dit, il s’agit d’appliquer à la RATP le modèle imposé il y a douze ans à la SNCF avec la création de RFF.


17 novembre 2009

Et tout cela pourquoi ? Pour que « la création d’un gestionnaire l’infrastructure du réseau métro affecté au transport public urbain de voyageurs en Ile-de-France ne devienne pas un obstacle à la concurrence de l’exploitation dudit réseau », précise l’exposé des motifs de l’amendement. Cette réforme n’a donc rien à voir avec la recherche d’une meilleure qualité du système de transport. Elle n’est justifiée que par la volonté de permettre à des groupes privés comme Véolia de venir concurrencer plus facilement la RATP sur son territoire, notamment dans la perspective de l’extension du métro induite par le Grand Paris.

Qualité de service rendu aux usagers ? Garantie d’un droit à la mobilité en Ile-de-France ?... Rien de tout cela !... Une fois encore, la droite - qui s’attèle à mettre en oeuvre les termes du traité de Lisbonne au pas de charge - entend démanteler un fleuron du service public... en invoquant un principe qui plongé l’Europe et la France dans la crise : la CONCURRENCE LIBRE ET NON FAUSSEE !

Les militants communistes de la RATP appellent d’ores et déjà à la risposte des salariés, des usagers et des élus pour faire valoir les intérêts de la population francilienne plutôt que les appétits financiers des grands groupes.