Fête de l'Huma 2011
Programme de la fête de l’Huma 2011 et du Village de la Seine-Saint-Denis
Une contribution de Robert Clément, Président Honoraire du Conseil général de Seine-Saint-Denis, en écho à la proposition de Claude Bartolone de faire disparaître la Seine-Saint-Denis....
« Ainsi, celui qui en 2008, voulait faire entrer la Seine Saint Denis dans le 21ème siècle propose de lui faire faire un bond en arrière d’un demi-siècle. Pour combattre les inégalités sociales et procéder à une autre répartition des richesses, Claude Bartolone propose en effet la fusion de notre département avec Paris, les Hauts de Seine et le Val de Marne. Rien de très innovant.
C’est ce que propose le maire UMP des Pavillons sous bois, le maire de Sevran et dernièrement le Médef.
C’est un fait indiscutable, l’agglomération parisienne, qui constitue l’espace le plus riche de notre pays, est aussi un lieu d’inégalités dans tous les domaines (salaires, emploi, logement, éducation, transports…) Ces fractures se sont accrues ces cinq dernières années sous les coups de boutoir de la politique destructrice du gouvernement Sarkozy-Fillon.
Elle a conduit à une explosion des dépenses sociales touchant davantage la Seine Saint Denis que les autres départements de la petite couronne. Elle s’est accompagnée d’une attaque en règle contre les finances des collectivités locales. Certaines se trouvent au bord de l’asphyxie. Si je partage le constat de Claude Bartolone, sa réponse ne me paraît pas être à la hauteur des enjeux. Elle est marquée, à mon sens, par deux défauts majeurs. L’illusion qu’un grand soir institutionnel serait susceptible de répondre aux défis qui sont à relever et surtout une vision ne dépassant pas le cadre de la politique actuelle, d’où l’absence de toute proposition portée par une nouvelle majorité de gauche.
L’acte de naissance de la Seine Saint Denis et des autres départements appartenant aujourd’hui à l’Île de France, résultait à l’évidence d’un choix politique. Avec le recul, et tout en prenant en considération les conditions de l’époque, il nous faut aujourd’hui répondre à une question : Fallait-il conduire cette décentralisation ? Pour ma part je réponds oui.
Et faut-il revenir 50 ans en arrière ? Sans plus d’hésitation, je dis non, et je m’en explique.
D’abord, parce que je ne souhaite pas que disparaisse notre département, sage de son passé, impatient de la jeunesse de ses habitants, où au fil du temps se sont élaborées des solidarités, des savoir-faire, des liens qui unissent les femmes et les hommes au réel. Je ne veux pas que disparaisse l’unité profonde de notre département, sa cohérence. Je ne veux pas que disparaisse une terre où plongent de multiples racines, une terre qui réunit le monde, une terre qui a souffert de la souffrance des hommes, une terre parfois violentée, qui a connu les bidonvilles, les cités de transit, une terre qui souffre encore du chômage, de la mal vie, de l’incertitude du lendemain, mais aussi une terre, de culture, de création, de coopération où se fabrique l’avenir.
Je connais bien cette terre de Seine Saint Denis, j’ai vu les mutations profondes qui l’ont labouré durant ces trente dernières années. Je connais bien ses habitants, ses femmes, ses hommes, pour m’être souvent trouvé à leurs côtés lorsqu’il fallait s’insurger contre l’injustice, le mépris et l’intolérance.
Je ne fais pas partie de celles ou de ceux qui s’offusquent lorsque les jeunes de nos quartiers nous disent qu’ils sont du « neuf-trois » ou du « neuf-cube ». J’y vois au contraire une marque de fierté et d’attachement à notre département et à son histoire. À leur manière, ils nous disent qu’ils veulent être reconnus et respectés, qu’ils ne sont pas des « moins que rien ».
Je le dis avec gravité, j’ai ressenti dans les propos du Président du Conseil général comme un sentiment d’impuissance, une sorte de renoncement, d’autant plus incompréhensibles que nous nous trouvons à la veille d’importantes échéances électorales.
Mise en ligne : 21 février 2012Suite
C’est la question que l’on peut se poser après les déclarations de Mr Guéant sur le droit de vote des étrangers aux élections locales. [Enfin entendons nous : « étranger » veut dire venant d’Afrique et du Maghreb parce que pour les originaires des 27 pays de l’UE, pas de problème, depuis les accords de Schengen (très pratiques pour délocaliser une entreprise), ces étrangers là sont très fréquentables.]
Non content donc de reprendre les thèmes favoris de Mme Le Pen sur « l’occupation étrangère » Mr Guéant passe un cran au dessus. Encore une fois la population de Seine Saint Denis est stigmatisée et ses élus aussi à des fins électoralistes. Les étrangers c’est commode pour les chantiers, construire des routes, assembler des voitures, ramasser les poubelles, travailler dans la restauration, surtout quand ils n’ont pas de papiers. Ils payent tous des impôts et font faire de confortables profits aux patrons qui les emploient. Mais pour Mr Guéant ils sont en France c’est déjà bien, qu’ils n’en demandent pas trop. Pourtant oui en Seine Saint Denis, il y a des étrangers, du monde entier d’ailleurs.
Mise en ligne : 28 novembre 2011Suite
1) Chacun peut constater qu’en 2011 la place, le rôle et la conception même de l’Etat en France ont été profondément bouleversés par rapport à ce qui s’est construit à la Libération ; comment apprécies tu et caractérises tu ces évolutions ?
Le « retour de l’État » est un thème récurrent depuis l’aggravation de la crise à l’automne 2008. Cette évocation de circonstance correspond à une réalité : Dans tous les pays capitalistes, les États, sous la tutelle des marchés financiers, des autorités financières supranationales et des agences de notation sont intervenus massivement sous des formes spécifiques extrêmement variées.
La circonstance conduit inévitablement à s’intéresser à l’État comme instrument de régulation sociale, mais aussi comme siège du pouvoir politique formalisé par un État de droit et une constitution, comme un rapport social.
Ainsi, rythmant son histoire moderne, la France a pratiqué une quinzaine de constitutions depuis la Révolution française. Au sein du véritable laboratoire institutionnel que constitue notre pays il importe donc que s’ouvre une réflexion approfondie sur la nature de l’État aujourd’hui et la conception qu’il convient de promouvoir pour un État démocratique et efficace dans l’affirmation de l’intérêt général.
Mise en ligne : 18 octobre 2011Suite
La crise, qui s’est approfondie durant la période estivale, menace chaque jour les économies en Europe et dans le monde. Dans notre pays, les politiques menées au cours des vingt dernières années contre l’emploi, les salaires, la formation, les investissements utiles en accroissent l’ampleur.
Aujourd’hui, la droite utilise cette crise comme prétexte pour diaboliser la dette, accélérer le processus de démolition des acquis sociaux, attaquer les services publics, l’assurance maladie, la solidarité, la culture et l’école, les collectivités territoriales, pour renforcer les inégalités sociales et environnementales et installer l’austérité.
Les habitants et les salariés de la Seine Saint-Denis sont les premières victimes de ces choix politiques.
Face à cette situation, beaucoup d’entre eux se posent la question d’un véritable changement.
Déjà une très large majorité d’élu-e-s dénoncent avec beaucoup de vigueur les modalités, la brutalité des réductions de dotations financières induites dans la réforme des collectivités territoriales. Cette réforme n’est pas aménageable. Elle doit être abrogée ! Nous en prenons l’engagement. C’est le sens de la première des propositions de loi que nous déposerons, avec notre groupe du Front de Gauche au Sénat, sur le bureau de la Haute Assemblée.
Mise en ligne : 12 septembre 2011Suite

Mise en ligne : 7 septembre 2011Suite
Jeudi 15 septembre - 19h : Inauguration du stand de la fédération de Seine-Saint-Denis
Samedi 17 septembre - 14H : " Avenir de PSA-Aulnay : nous ne laisserons pas la finance dépecer notre territoire et la filière automobile française ! "
Après la révélation par la CGT des menaces qui pèsent sur l’avenir du site de production d’Aulnay, les communistes ont décidé de se mobiliser aux côté des salariés et de leurs organisations syndicales.
Parlementaires et militants communistes, qui se sont déjà rendus à plusieurs reprises sur le site pour rencontrer les salariés, entendent tout mettre pour empêcher la liquidation de ce fleuron de l’industrie automobile. La fédération du PCF propose de faire de la fête un temps fort de la mobilisation des salariés, des élus et des citoyens pour défendre et promouvoir la filière automobile en Seine-Saint-Denis, avec l’organisation d’une rencontre-débat en présence :
Samedi 17 septembre - 17H : " Santé : l’avenir des centres de santé en danger ! "
Autour de Jean-Luc Gibelin, responsable national du PCF en charge des questions de santé, le stand fédéral accueillera un débat associant professionnels, usagers, élus,... pour faire le point des luttes en cours dans de nombreuses communes, pour défendre les centres de santé et les services hospitaliers menacés par les projets de l’Agence Régionale de Santé.
Mise en ligne : 22 août 2011Suite
Ce rendez-vous se déroulera à la Fédération de Seine-Saint-Denis, 14 rue Victor Hugo 93500 Pantin.
Apéro pour les courageux !
Mise en ligne : 12 juillet 2011Suite
Ce rendez-vous se tiendra à la section de La Courneuve.
Mise en ligne : 12 juillet 2011Suite
Ce rendez-vous se déroulera à partir de 18h30 à la fédération des Hauts de Seine, 56/58 rue Sadi Carnot 92000 Nanterre
Mise en ligne : 12 juillet 2011Suite