En France


 

Appel unitaire à la mobilisation le 29 février

Les mesures d’austérité ne sont pas la réponse à la crise, au contraire, elles produisent d’énormes dégâts sociaux !

« En Europe, le chômage frappe un grand nombre de salariés, particulièrement les jeunes et les femmes. De très nombreux salariés voient leur pouvoir d’achat fortement amputé. Les inégalités se creusent.

En France, la situation de l’emploi continue de se dégrader, l’augmentation de la TVA ne fera qu’aggraver les inégalités.

Face à ces situations économiques et sociales qui se dégradent et avec le durcissement de l’austérité comme seule réponse de la part des dirigeants européens, la Confédération européenne des syndicats (CES) appelle à une journée d’action européenne le 29 février, à la veille du Conseil européen. Dans ce cadre, les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA se mobiliseront partout en France pour que le travail et la justice sociale soient au centre des priorités politiques.

Les mesures d’austérité ne sont pas la réponse à la crise, au contraire, elles produisent d’énormes dégâts sociaux. On ne peut pas continuer à imposer des mesures qui ne marchent pas, qui enfoncent les pays dans la crise et appauvrissent de plus en plus de salariés, chômeurs et retraités.

Le projet de traité, élaboré sans véritable débat démocratique, qui sera à l’ordre du jour du Sommet européen de mars 2012 renforcerait l’austérité. Son principal objectif est de réduire au maximum les déficits publics quels qu’en soient les impacts sociaux. Il ne relancerait pas la croissance et ne résoudrait pas la crise de la dette souveraine.


Mise en ligne : 16 février 2012Suite

Déclaration de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Le 22 avril prochain, avec le vote Front de gauche, le peuple doit congédier le Président des riches et du MEDEF

Nicolas Sarkozy vient de déclarer sa candidature à l’élection présidentielle prétendant incarner la parole rendue au peuple. En vérité son quinquennat aura été celui de la parole confisquée, du parlement bâillonné et du peuple méprisé.

Pendant tout son mandat, il aura piétiné l’opinion majoritaire des français-e-s. Cette annonce est une bonne nouvelle : il va pouvoir être battu !

Pour le pouvoir d’achat détérioré, pour la retraite à 60 ans sacrifiée, pour les services publics rendus exsangues, pour les immigrés et leur familles poursuivis, pour les chômeurs stigmatisés, pour l’instauration de la TVA à 21,6 %, et tant de chose encore, il est temps de présenter l’addition au monarque du palais de l’Elysée.


Mise en ligne : 16 février 2012Suite


Saint-Valentin hollandesque

François Hollande préfère-t-il le soutien de la City ou le rassemblement populaire pour une véritable politique de gauche ?

A la lecture du Guardian, on apprend beaucoup de choses de la part de François Hollande. Selon le candidat socialiste à la présidentielle, « aujourd’hui, il n’y a plus de communistes en France ».

Les 132 000 adhérents du PCF et ses 10 000 élus seront contents de l’apprendre. Les 9000 adhérents de Seine-Saint-Denis devront se pincer pour le croire !

F. Hollande est il un adepte de la méthode Coué ou énonce-t-il à voix haute le rêve du MEDEF ?

Ses propos sur les marchés financiers méritent aussi le détour, songeant aux années Mitterrand et au Gouvernement Jospin de la gauche plurielle, il rappelle : « La gauche a été au pouvoir pendant 15 ans, au cours desquels nous avons libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et aux privatisations. Il n’y a rien à craindre ». Effectivement le bilan de la gauche « plurielle » qui a chaussé les patins du social-libéralisme fut mauvais et a été rejeté par le peuple français.

Raison de plus pour ne pas recommencer et mettre au contraire en œuvre une véritable politique de gauche !

Mais Hollande veut rassurer la City. Cela a le mérite d’être clair, les électeurs de gauche apprécieront : le capital, la Finance, les Banques n’ont rien à craindre de sa venue à l’Elysée. Mais n’est ce pas le même Hollande qui déclarait que la Finance était son adversaire ?

F. Hollande, empêtré dans ses contradictions et ses incohérences, en est réduit à pratiquer le double langage, à l’image du Président PS du Conseil général de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone, qui prétend d’un côté affronter les banques coupables d’imposer des emprunts toxiques aux collectivités... et élabore - de l’autre côté - des contrats toxiques (les fameux partenariats public-privé !) pour construire et rénover des collèges, au plus grand bonheur des grands groupes de BTP, mais au détriment du contribuable local ! Et que dire du silence du PS et de ses élus depuis des mois face aux menaces pesant sur le site de PSA-Aulnay ?


Mise en ligne : 15 février 2012Suite


Rassemblement devant l'assemblée nationale contre la TVA anti-sociale

Nicolas Sarkozy a décidé dans la dernière ligne droite de son mandat d’accélérer encore le passage des réformes structurelles qu’il impose à la France malgré l’opposition massive des Français à ses projets.

Il a rallongé la session parlementaire jusqu’au 29 février pour faire passer en procédure d’urgence la TVA anti-sociale, le Traité franco-allemand sur le mécanisme européen de stabilité et la loi en faveur du logement privé. La session débutera sur les chapeaux de roue le 13 février après-midi avec l’examen du projet sur la TVA.

Cette façon de faire est aussi insupportable que la violence des coups portés aux salariés et citoyens.

Le PCF appelle à la mobilisation et à la démultiplication d’initiatives, de rassemblements contre ce passage en force.

Il organise d’ores et déjà un rassemblement des militant-e-s de l’Île-de-France sous les fenêtres de l’Assemblée nationale en présence de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, qui y prendra la parole :

le 14 février à 18h30


Mise en ligne : 10 février 2012Suite

Réaction de Pierre Laurent (secrétaire national du PCF) à l'interview de Sarkozy

Si le " rendez-vous approche ", la riposte doit être immédiate !

Plus que jamais candidat, Nicolas Sarkozy part à l’abordage dans une interview du Figaro Magazine.

A toutes les mesures anti-sociales déjà annoncées (TVA « sociale », fin de la durée légale du travail, Traité européen d’hyper austérité) et toutes confirmées dans cet entretien, le président en ajoute une particulièrement grave : l’obligation qui sera faite aux chômeurs, en contre partie de la fin duversement de leurs indemnités, d’accepter le premier et n’importe quel emploi précaire et sous-payé.

Afin de se soustraire à la sanction du scrutin d’avril et mai prochains, l’ancien chef de l’UMP camoufle son offensive de régression sociale accélérée dans une cascade d’hypothétiques référendums à venir, sur cette question comme sur celle de l’immigration.

En revanche, dans ces pages, Nicolas Sarkozy ne dit pas un mot du traité européen qu’il a concocté avec la chancelière Angela Merkel, et se tait sciemment sur le coup de force qu’il s’apprête à perpétrer, par majorité parlementaire interposée, au Parlement, à partir du 13 février, avec l’adoption de la TVA dite sociale le 14.


Mise en ligne : 10 février 2012Suite


5 bonnes raisons de voter pour le candidat du front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon

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L’adresse de Pierre Laurent


Mise en ligne : 7 février 2012Suite


Energie

Déclaration du PCF sur les coûts de la filière nucléaire

La cour des comptes vient de publier son rapport sur les couts de la filière nucléaire.

Il met en évidence l’importance de ce secteur dans la vie économique de la nation au cours des décennies écoulées et dans la période actuelle pour un résultat où l’électricité est en France parmi la moins chère des pays européens, résultat objet de biens des convoitises tant à l’extérieur de nos frontières qu’à l’intérieur.

En effet, si les chiffres annoncés par la cour des comptes sont légèrement supérieurs de ceux provenant d’autres estimations, il n’en demeure pas moins que toutes les estimations convergent pour considérer que l’électricité produite à partir du nucléaire civil est très sensiblement moins chère que celle produite à partir du gaz, du fuel, du charbon et de toutes les énergies renouvelables – hydraulique exceptée – au stade actuel de leur développement technique et économique.

Ce rapport confirme indirectement que ce n’est pas la concurrence qui fait baisser les prix, et que celle-ci ne vise qu’à augmenter la facture énergétique des Français. Au contraire, si ceux-ci bénéficient encore d’une électricité moins chère qu’ailleurs, c’est grâce aux investissements consentis par des générations de Français dans l’hydraulique puis le nucléaire.

Il est juste qu’ils continuent à en bénéficier demain.


Mise en ligne : 7 février 2012Suite

Edito de P. Le Hyaric dans l'Huma-dimanche

Le vote Front de Gauche, seule voie pour tracer une vraie perpective politique à gauche !

Enfin une bonne nouvelle ! La gauche est de retour.

Et c’est au Front de Gauche qu’on le doit. Le candidat du Parti socialiste disait en décembre qu’il fallait « donner du sens à la rigueur ».

Aujourd’hui, comme nous, il dit qu’il faut s’attaquer à la finance. Il n’y a pas si longtemps, il envisageait une majorité avec Bayrou, homme de droite déguisé en centriste. Il a récemment clairement affirmé que sa majorité est dans la diversité de la gauche. Voilà des avancées qu’il faut mettre au crédit des évolutions de l’opinion publique auxquelles contribue la dynamique et rassembleuse campagne de Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche, au sein duquel les communistes prennent une part très active en déploiement militant et en créativité politique, même si les grands médias font tout pour le cacher.

Ceci ne signifie pas que la gauche soit devenue uniforme, en accord en tout point. Non ! Loin de là. Le programme de F. Hollande reste marqué par l’adaptation à la crise.

Mettre en évidence ces données nouvelles veut surtout dire que rien n’est encore réglé quant au programme qui permettra de battre l’hyper-austérité sarkozyste et de sortir nos concitoyens des souffrances sociales qui les assaillent. Mais que tout reste possible, dans un sens positif pour le monde du travail et de la création, grâce à l’efficacité de l’alliance du Front de Gauche qui fait bouger la situation en crédibilisant la possibilité de battre N. Sarkozy, en faisant reculer l’extrême-droite et en donnant un sens transformateur et populaire à la gauche et à l’écologie politique dans leur ensemble.

Plus nombreux sont nos concitoyens qui en prennent conscience. Ils ont fait progresser Jean-Luc Mélenchon de 4% à près de 10% des intentions de vote.


Mise en ligne : 3 février 2012Suite


L'édition de janvie 2012 de "Pour le Sport"

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Pour le Sport


Mise en ligne : 3 février 2012Suite

COUP DE POIGNARD DANS LE POUVOIR D’ACHAT ET LA PROTECTION SOCIALE

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COUP DE POIGNARD DANS LE POUVOIR D’ACHAT ET LA PROTECTION SOCIALE


Mise en ligne : 3 février 2012Suite


3ème plan d'austérité

Sarkozy : le massacre de la protection sociale comme seule ambition

Le président de la république a dévoilé hier une partie de ses objectifs : se débarrasser de la protection sociale à la française. Derrière le paravent de la compétitivité, il décide non seulement d’exonérer la totalité des cotisations familiales pour les salaires allant jusqu’à 2,1 fois le SMIC, mais aussi d’augmenter la TVA à 21,6%. Quelle entourloupe !

La fiscalisation du financement de la protection sociale n’est pas la solution. Au contraire, il faut revenir à un financement adossé au travail qui est le lieu de la création de richesses. Il faut faire cotiser les revenus financiers à la même hauteur que les revenus du travail et non faire miroiter pour le mois d’août une très hypothétique taxe sur les transactions financières à hauteur de 0,1% .

La machine de guerre contre le monde du travail est lancée par le président-candidat.


Mise en ligne : 31 janvier 2012Suite

Programme de François Hollande

Le changement, c'est pour quand ?

François Hollande a continué ce jeudi sur France2 à faire entendre la musique de gauche qu’il avait entamée dimanche au Bourget.

Mais cette musique reste marquée par deux sons de cloche contradictoires, pour ne pas dire très inquiétants pour notre peuple. Des contradictions "assumées" par le candidat du PS, revendiquant toujours haut et fort son attachement au Traité européen de Lisbonne, largement rejeté par l’électorat de gauche en 2005 !

D’un côté, quelques engagements nouveaux et bienvenus comme la suppression de niches fiscales à hauteur de 29 milliards d’euros profitant aux plus riches et aux grandes entreprises. On notera toutefois que même dans ce domaine, l’ambition de Hollande reste très mesurée puisqu’il admet lui-même que 75 milliards de cadeaux fiscaux ont été accordés par Sarkozy aux nantis durant son quinquennat. Pourquoi dès lors ne leur reprendre que la moitié à peine de ces cadeaux ?

Pire, de l’autre côté, le candidat socialiste propose des concessions de fond à son nouvel "adversaire", "la finance". On aura ainsi noté sa "timidité" sur les retraites où l’engagement du retour à 60 ans, plombé par l’exigence de 41 annuités de cotisation et aucun engagement sur son versement à taux plein, reste très éloigné des exigences populaires, telles qu’elles s’étaient exprimées durant le mouvement social de la fin 2010.

On peut également citer les exonérations de cotisations sociales patronales où il retire d’une main, sur les heures supplémentaires, ce qu’il donne de l’autre, avec le contrat de génération.

Lors de l’émission de France 2, il a même cité les nombreuses mesures de la droite qui ne seraient pas abrogées et est resté vague sur les coupes franches qui continueraient de frapper le secteur public et la fonction publique.

Ainsi, loin de s’attaquer à la RGPP, François Hollande a confirmé son maintien... avec le non remplacement d’un fonctionnaire sur 3 (contre un sur deux actuellement). Les salariés et les usagers des services publics savent au moins à quoi s’en tenir !


Mise en ligne : 27 janvier 2012Suite


Déclaration du pôle santé du PCF

NON, au médicament marchandise,OUI à un pôle public du médicament en france, en Europe et dans le monde !

L’affaire du Médiator, hier, celle des Prothèses implants mammaires, aujourd’hui, et quoi encore demain, ont révélé à quel point pouvoir politique, pouvoir médicale et économique pouvaient être liés, créant une exigence de plus de démocratie sanitaire dans ce domaine comme dans d’autres.

Sortir le médicament du marché est une des exigences des communistes, tant la place du médicament dans l’économie sanitaire et sociale est importante. Avec plus de 21 milliards d’euros en 2009, les remboursements de médicaments représentent le premier poste de dépense des soins de ville. Des dépenses qui ont explosé en12 ans et dont le taux de remboursement moyen, devenu le plus faible depuis la création de la Sécu, amène nombre de Français à renoncer à des soins mettant en danger leur propre santé.

Pour les communistes, un médicament est soit considéré comme un médicalement utile, et il doit être remboursé à 100%, soit cela n’est pas le cas, il ne peut donc pas s’agir d’un médicament et ne doit pas être pris en charge par l’assurance maladie.

En vérité, ce qui guide le Gouvernement de Sarkozy et du MEDEF, ce sont Les critères de rentabilité financière pour les actionnaires. Derrière chaque scandale sanitaire, on trouve avant tout cette recherche obsessionnelle de la rentabilité financière. Nous voulons mettre un terme à ce système de collusions et de conflits d’intérêts manifestes. Nous sommes pour la transparence mais également pour la mise en place d’une réelle démocratie médicale, et nous en sommes loin avec la proposition de Loi du Ministre de la santé. Si un certain nombre de ses propositions semble guidé par une volonté d’assainissement, nous butons une fois de plus sur une absence de visibilité des mesures concrètes nécessaires pour réformer de fond en comble ce système vicié.

C’est une toute autre politique du Médicament qu’il faut en France et en Europe, une politique qui ne profite pas aux actionnaires des laboratoires et des compagnies d’assurances, au dépend des malades. Ainsi on trouve, à la 3ème place du CAC 40, la SANOFI-AVENTIS versant 3,48 milliards d’Euros à ses actionnaires pour 2011.


Mise en ligne : 24 janvier 2012Suite

COLLOQUE SUR LE MEDICAMENT

« Elaborons une politique publique du médicament : Industrie, Recherche, Environnement, Distribution, Démocratie sanitaire, Accès au Médicament »

LUNDI 13 FEVRIER de 13h30 à 17h30 Salle Monnerville au Palais du Luxembourg, 15 ter Rue de Vaugirard, 75 006 Paris

A l’initiative,

• D’Annie David, sénatrice d’Isère, Présidente de la commission sociale du Sénat • D’Isabelle Pasquier, sénatrice des Bouches du Rhône, Responsable de la politique du médicament au sein du groupe CRC du Sénat • Des membres du Groupe Communiste-Républicain-Citoyen (CRC) En partenariat, • Avec la Commission nationale santé du PCF, son groupe de travail Médicament • Le Front de Gauche Santé

Avec la participation de,

• Manu Blanco, secrétaire de la Fédération CGT de l’industrie pharmaceutique, • Christian Lajoux, président du LEEM (Les Entreprises du Médicament) • Jérémy CHAMBRAUD-SUSINI, secrétaire général d’Act Up-Paris • Dr Alain Trautmann, de Sauvons la recherche, directeur de recherche au CNRS • Denis Lalys, secrétaire de la Fédération CGT des personnels des organismes sociaux • Mme Claude RAMBAUD, vice-présidente du CISS

Inscription obligatoire avant le 10 février, auprès de : c.rondel@crc.senat.fr


Mise en ligne : 23 janvier 2012Suite


Déclaration de Piere Laurent, Secrétaire National du PCF

La clarté des propositions de François Hollande reste à gagner !

Nous attendions de François Hollande une vraie entrée en campagne et enfin de la clarté dans les propositions. Nous avons eu l’entrée en campagne mais pas la clarté.

Ce qui était connu des engagements socialistes a été confirmé. Mais ce qui posait problème dans ses engagements aussi.

Je pense au droit à la retraite à 60 ans, avec une définition très restrictive de l’accès à ce droit, à l’absence de propositions en faveur de la hausse des salaires, à la limitation du nombre d’emplois publics au niveau actuel alors que Nicolas Sarkozy en a supprimé 170.000, à l’absence de remise en cause de la loi HPST (Hôpital, Patients, Santé et Territoires) et de la tarification à l’activité pour les hôpitaux...

Quant à ce qui était imprécis, cela l’est resté. François Hollande déclare que son adversaire, « c’est le monde de la finance ». Au Front de gauche, nous disons enfin ! Mais alors pourquoi ne dit-il rien sur le contrôle public des banques et du crédit ?

Enfin, un étonnement : le candidat socialiste est resté muet sur les contours de la majorité qu’il entend constituer, or personne à gauche ne peut espérer gagner seul.

De tout cela, je tire une conclusion : le Front de gauche va être plus que jamais la garantie d’une victoire solide de la gauche face à Nicolas Sarkozy.

Une victoire qui se construira dans la clarté, seule susceptible de mobiliser celles et ceux qui attendent le plus du changement pour pouvoir vivre enfin dans la dignité et la justice.


Mise en ligne : 23 janvier 2012Suite

Point de vue de P. Le Hyaric, Député européen PCF et Directeur de l'Humanité

Contre le déclassement, changer de système !

Que les dirigeants des pays européens aient pu laisser trois agences de notations, liées aux milieux d’affaires, peser sur les orientations politiques et économiques, constitue une démission sans nom, une forfaiture. Voici que l’une de ces sévères “notatrices”, liée au capital nord-américain, sanctionne la politique de M. Sarkozy. Preuve que le Président de la République ne protège pas la France. Preuve aussi que ses discours sur ” la moralisation du capitalisme” ne sont que du vent.

Pourtant, c’est ce même M. Sarkozy qui avait répété ces dernières années que la notation dite “triple A” était si précieuse que pour la préserver il a, contre l’opinion majoritaire des citoyens français, démembré le droit à la retraite à 60 ans, abaissé les niveaux de protection sociale, attaqué violemment les services publics, obligé les familles populaires à se serrer toujours plus la ceinture.

Preuve vient d’être administrée que rentrer dans le jeu des marchés financiers et tenter de répondre sans cesse à leurs exigences revient à placer nos concitoyens dans une broyeuse sans fin de leur salaire, de leur retraite, de leurs droits sociaux, démocratiques et politiques.

Une réflexion nouvelle vient immédiatement à l’esprit : il ne peut y avoir de réponse authentiquement de gauche si on se moule dans le modèle du capitalisme financiarisé et mondialisé. Plus le pouvoir de droite et les dirigeants européens imposent l’austérité, plus la finance en réclame et plus la crise s’aggrave. Quelle que soit la couleur politique des gouvernants qui l’appliquent, parce qu’ils font souffrir leurs populations, ces dernières les chassent à la première occasion comme dernièrement en Grèce et en Espagne. Mais en guise de changement, les Grecs et les Espagnols ont maintenant encore plus d’austérité, avec plus de chômage et de précarité, certes avec des têtes nouvelles au sommet des Etats. De cette vis sans fin vers le malheur et la désespérance, il est plus que temps de sortir. C’est pour y contribuer qu’existent le Front de gauche et son candidat Jean-Luc Mélenchon.


Mise en ligne : 20 janvier 2012Suite


UMP-MODEM

La droite ne met jamais ses oeufs dans le même panier !

C’est maintenant une évidence. Depuis quelques jours, plusieurs journalistes dans des médias bien en cour, pressentant l’échec de Sarkozy, dont le discrédit semble irréversible aux yeux de certains, poussent François Bayrou à se positionner comme celui qui, seul, peut battre François Hollande.

Après Douste-Blazy, Christine Boutin et quelques autres, voilà les jeunes du Nouveau Centre s’apprêtant à franchir le rubicon. C’est gros comme le nez au milieu de la figure, la droite a deux fers au feu.

Si Sarkozy devait rester dans les basses eaux après son intervention télévisée de la fin janvier, à droite ils seraient nombreux à rejoindre ces élaireurs. Quant aux dirigeants du CAC 40 ils ne seraient pas les derniers à quitter le navire pour défendre leus intérêts égoïstes. Certes la situation était bien différente, mais rappelons nous qu’en 1995, à 100 jours du premier tour, Chirac était largement distancé par le "grand favori " Balladur, que tout le monde donnait gagnant. Chirac s’était évertué à se présenter conmme le candidat du changement contre le bilan du premier ministre sortant.

Face à ces grandes manoeuvres, il est impératif que les choix présentés aux Français-e-s marquent de vraies différences. C’est pourquoi les hésitations du Parti socialiste à faire les choix structurels qui s’imposent inquiètent et rendent perplexes nombre d’électrices et d’électeurs de gauche.


Mise en ligne : 20 janvier 2012Suite

retraites

Avant le meeting de la CGT sur les retraites, Pierre Laurent rappelle la position du PCF et ses propositions pour une retraite à 60 ans à taux plein

Répondant favorablement à l’invitation à assister au meeting national de lancement de la nouvelle campagne sur les retraites, ce jour, 31 janvier 2012, Pierre Laurent rappelle à Bernard Thibaud quelques unes des propositions du PCF.

Nous en publions les principaux extraits.

« Les propositions du PCF et du Front de gauche en matière de retraite sont claires et offensives. Nous nous déclarons pour le « départ à 60 ans à taux plein ».

Nous réfutons la pression idéologique qui consiste à imposer de travailler plus en raison de I’augmentation de I’espérance de vie. Nous considérons que le temps gagné doit permettre d’augmenter le temps de vie après le travail et surtout de vie en bonne santé.

Nous considérons que la limite des 60 ans n’est pas que symbolique, elle est emblématique des grandes conquêtes sociales en écho aux revendications du monde du travail dans toutes ses composantes depuis des années. Nous n’avons pas oublié que cela a été répété à longueur de manifestations notamment en 2010. Nous considérons qu’une politique de gauche doit répondre aux aspirations du monde du travail et non les décevoir.

Pour rendre effectif ce droit, nous pensons qu’il faut agir sur plusieurs leviers.


Mise en ligne : 19 janvier 2012Suite



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