En Europe
Comme député européen, je me dois de vous alerter des graves décisions qui se prennent dans votre dos parce qu’elles vont avoir de dures conséquences pour votre vie quotidienne et celle de votre famille. Le lundi 31 janvier dernier, sur proposition de Mme Merkel et de M. Sarkozy, le Conseil européen, c’est-à-dire les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne ont décidé de confirmer deux nouveaux traités européens.
L’un est baptisé "traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et monétaire" (TSCG). Derrière ces mots barbares se met en place un pilotage des choix budgétaires des pays, donc de la France, sans que vous, votre député, votre maire n’aient leur mot à dire.
Seules les institutions européennes, élues par personne, décideraient comme elles le font aujourd’hui pour la Grèce. Or, elles ne connaissent qu’un seul remède, l’austérité qui oblige les pays à serrer la ceinture aux salariés, aux retraités, aux jeunes, à baisser les dépenses publiques utiles, le niveau de protection sociale, les crédits aux communes, départements, régions. Bref, un remède pire que le mal puisqu’il tue le malade par asphyxie en condamnant son économie à la récession. Exactement la situation qui serait la vôtre si, endetté, on vous obligeait à rembourser en réduisant votre salaire ou en vous licenciant !
Mise en ligne : 19 février 2012Suite
Le Peuple grec est en situation de légitime défense.
On tente de lui imposer des politiques d’austérité insupportables. Les plans successifs échafaudés à Bruxelles ou par le conseil européen et présentés à intervalles de plus en plus réguliers comme le seul moyen de le « sauver » du surendettement et de « sauver » l’euro, sont à chaque fois en échec. En se soumettant toujours davantage au diktat des marchés financiers on ne traite pas le malade. On le tue. Poursuivre dans cette voie est aussi insensé que dangereux. L’austérité, fait mal aux peuples européens, elle frappe aussi l’Europe de plein fouet.
Il faut un véritable plan de solidarité avec la Grèce. C’est aussi la seule voie du salut pour l’euro et les partenaires européens d’Athènes. La Banque Centrale Européenne (BCE) doit aider à relancer la croissance et l’emploi en Grèce et partout ailleurs, en finançant - au taux auquel elle prête aux banques à 1% voire moins -, les Etats et leurs services publics, en leur permettant ainsi de sortir de leurs dépendances des marchés financiers et de leurs taux d’intérêt usuraires.
Signez la pétition sur le site de l’Huma
Mise en ligne : 15 février 2012Suite
Depuis dimanche, ce sont des centaines de milliers de personnes qui manifestent dans toute la Grèce pour dire non à la saignée sociale d’une insondable cruauté que vient de voter le Parlement. Parlement servile aux ordres de la troïka FMI, Banque centrale européenne et Union européenne, eux-mêmes soumis aux marchés.
Le peuple grec est violemment réprimé car il refuse le chantage ignoble auquel on voudrait le soumettre. Si le Parlement n’avalisait pas ce nouveau plan d’austérité qui achève d’étouffer la Grèce, alors les 130 milliards d’euros de prêt ne seraient pas versés, pas plus que les salaires des fonctionnaires. « Les députés s’apprêtent à voter des mesures qui vont conduire à la mort de la Grèce, mais le peuple ne va pas céder » a déclaré le compositeur Mikis Theodorakis, présent aux côtés des manifestants.
Depuis 2010, c’est une longue litanie de mesures de régression sociale qui s’est abattue sur la Grèce : hausse de la TVA à 23 %, suppression de l’équivalent de deux mois de salaire pour les fonctionnaires et les retraités, remise en cause des conventions collectives, vaste programme de privatisation des entreprises publiques. Cette fois-ci, c’est le salaire minimum qui est attaqué : -22 % et même -32 % pour les jeunes de moins de 25 ans qui ne pourront prétendre qu’à 512 € bruts par mois. Près de la moitié d’entre eux sont sans emploi et le taux de chômage global est de 18 %. Dans le secteur privé, les salaires ont chuté de 15 %, tous secteurs confondus. Or, « quand on s’attaque aux salaires du privé, ce n’est pas pour diminuer les dépenses de l’État ou augmenter ses recettes fiscales. Cela sert surtout aux employeurs pour s’en mettre plus dans les poches » déclarait un manifestant.
Mise en ligne : 14 février 2012Suite
Les dirigeants européens et le FMI ont exigé du gouvernement grec – non élu et illégitime – un nouveau plan d’austérité pour le déblocage de l’aide de l’UE. Cette aide n’est pourtant pas destinée au développement social dont la Grèce a un besoin vital, mais à garantir le remboursement des dettes de l’Etat grec aux banques.
Ceux qui en France, Nicolas Sarkozy en tête, ont mis la pression pour que ces mesures indignes soient adoptées - et qui d’ailleurs imposent les mêmes aux français - nous font honte. Ils ne représentent pas le peuple français, solidaire du peuple grec.
C’est le 8ème plan d’austérité qui, comme les 7 premiers, est censé régler une fois pour toutes le problème de la crise de la dette grecque.
Les 7 autres plans ont consisté à baisser les salaires des fonctionnaires de 50%, à privatiser les services publics, fermer des écoles et asphyxier les hôpitaux, pour au final, n’avoir pour conséquence que l’explosion du chômage, de la précarité et de la pauvreté.
Mise en ligne : 13 février 2012Suite
La CGT, ses organisations professionnelles et territoriales appellent tous les salariés à se mobiliser dans l’unité syndicale la plus large, à décider de la grève sur les lieux de travail le 29 février 2012 et à participer aux manifestations interprofessionnelles qui seront organisées sur tout le territoire dans le cadre de la journée européenne de mobilisation à l’appel de la CES.
Mise en ligne : 7 février 2012Suite
Les chefs d’État et de gouvernement de l’UE se réunissent en Conseil aujourd’hui pour peaufiner leur projet d’« accord international pour une union économique ». Loin de permettre une sortie de crise, cet accord est une soumission aggravée aux logiques financières qui conduisent au chaos.
La « règle d’or », qui grave dans le marbre les critères du pacte de stabilité et de croissance, prévoit des sanctions automatiques et des obligations pour les États de négocier des plans d’austérité avec l’UE. Les chefs d’États s’obstinent dans des choix politiques qui tuent la croissance et jettent les peuples dans la misère et le désarroi.
Ce traité, c’est le débarquement assuré de la « Troïka », le pillage des biens communs et la casse des droits sociaux, dans tous les pays de l’Union. Avec le transfert du pouvoir budgétaire des parlements nationaux vers la commission, ils remettent en cause les souverainetés populaires, et ils le font sans débat ni consultation des citoyens. C’est une attaque sans précédent des droits politiques élémentaires des peuples européens, un changement de régime vers la dictature des marchés.
Pour avoir une vision claire de l’Europe qu’ils préparent, voyons ce qu’il se passe en Grèce, qu’Angela Merkel veut mettre officiellement sous tutelle ; ou en France, où Nicolas Sarkozy vient d’annoncer un 3ème plan d’austérité augmentant les impôts indirects et cassant les conventions collectives sur le temps de travail pour financer de nouveaux cadeaux au patronat.
Mise en ligne : 31 janvier 2012Suite
Dans la crise des finances publiques, les banques sont mises en accusation ; à juste titre, car sans elles – et sans les politiques menées par les banques centrales – la dictature des marchés financiers n’aurait jamais pu s’instaurer.
Mais les banques ne détiennent qu’une partie des titres de la dette publique : les plus gros détenteurs d’obligations, publiques ou privées, sont les compagnies d’assurance et les fonds de pension (1 085 milliards d’euros pour les seules institutions françaises fin 2010), bien avant les banques (720 milliards d’euros pour les établissements de crédit français).
Et surtout, il ne faut pas confondre les banques et les marchés financiers – sinon il devient impossible de trouver des moyens d’échapper aux griffes de ces derniers. En réalité, lorsqu’une entreprise veut réaliser un investissement en faisant appel à des ressources externes, elle a deux solutions pour se financer :
Mise en ligne : 4 janvier 2012Suite
Le Parlement européen poursuit sa politique de libéralisation du rail, avec en perspective l’exacerbation de la concurrence, la privatisation, les fermetures des lignes et des dessertes les moins "rentables", les hausses des tarifs...
Appelé à se prononcer en séance plénière à la mi-novembre sur la refonte du premier paquet ferroviaire, le Parlement européen a poursuivi son choix du dogme de la concurrence et de la libéralisation à tout prix en demandant à la commission qu’elle prépare pour 2012 un texte législatif sur la libéralisation totale du trafic national de voyageurs et la séparation complète de l’infrastructure et de l’exploitation et d’ouvrir les ateliers de maintenance à des tiers. Les résultats du vote ont été les suivants : 538 POUR, 82 CONTRE, 41 ABSTENTIONS .
Seul, le groupe GUE/NGL (Gauche Unie Européenne), dont les députés communistes français appartenant à celui-ci, et quelques députés ont voté contre.
Les députés français de droite et du Parti socialiste ont voté pour, les députés Verts se sont abstenus, confirmant leur propension à laisser passer tous les mauvais coups portés au service public.
Pour Didier Le Reste, ancien Secrétaire Général de la Fédération CGT des cheminots (2000-2010), aujourd’hui animateur du Front des luttes du Front de Gauche, il est temps de mettre un terme au double langage du PS et des Verts, qui font mine ici ou là de s’opposer aux conséquences des politiques ultralibérales alors qu’ils en sont les artisans à l’échelle européenne aux côtés de la droite.
Mise en ligne : 30 novembre 2011Suite
Par Paul Boccara, économiste (PCF)
Il faut partir de la gravité de la crise financière en Europe. Cela a commencé avec la formidable crise financière et des banques en 2008 aux Etats-Unis et en Europe, suivie de la récession à l’échelle mondiale en 2009.
D’où les réponses des soutiens publics des banques et aussi des relances de la croissance à partir des fonds obtenus par les endettements des Etats. Mais on n’a pas changé les critères des banques, qui ont relancé leurs activités spéculatives.
Tout cela a débouché sur la crise des dettes publiques européennes, avec la spéculation contre ces titres de dettes.
D’autant plus que les dettes avaient grossi considérablement, en liaison avec les facilités d’endettement en euros des Etats de la zone, malgré les capacités de remboursements limitées de plusieurs Etats de la zone, de la Grèce à l’Espagne.
D’où les hausses intolérables des taux d’intérêt des nouvelles dettes, pour le remboursement de ces Etats, et les interventions de fonds européens pour soutenir ces endettements.
C’est la crise de la construction fondée sur l’euro. Cela a engendré en 2011 de grandes difficultés de plusieurs banques et du crédit bancaire. Car les banques sont fragilisées par la masse de titres de dettes de leur capital, dévalorisés et attaqués par la spéculation.
Mise en ligne : 25 novembre 2011Suite
Salle comble ce vendredi 7 octobre pour accueillir une importante initiative du Parti de la Gauche Européenne, présidé par Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.
L’intervention de Pierre Laurent aura, à cette occasion, permis de dégager des perspectives pour celles et ceux qui, en France et en Europe, ont l’ambition d’affronter la domination des marchés et de dépasser la crise inédite du capitalisme que celle-ci a fait naître et qu’elle continue à aiguiser. Nous publions ici l’intégralité de cette intervention :
« Nous sommes là, à un moment clé de l’histoire de l’Europe. Jamais l’Union européenne n’a connu une telle crise. L’UE risque l’éclatement si ses dirigeants actuels s’obstinent à servir les insatiables marchés et les rapaces du capital.
Depuis 3 ans, la seule réponse des dirigeants capitalistes a été un plan de sauvetage des banques et des marchés financiers ainsi que des plans d’austérité drastiques. Ils ont appauvri les peuples et endetté les États.
Depuis 2008, les capitalistes sont prêts à tout pour sauver leurs intérêts, prêts à tout pour ne pas payer leur crise, prêts à tout... jusqu’à piétiner la démocratie et mettre les peuples à genoux ! Le résultat est que, mois après mois, ils enfoncent les travailleurs européens dans la crise et ce n’est plus supportable.
Mise en ligne : 12 octobre 2011Suite
La Grèce est à nouveau priée de se serrer la ceinture mais le peuple et la jeunesse refusent et se révoltent. L’Union européenne presse Athènes de renforcer ses mesures d’austérité pour rassurer les marchés financiers et les créanciers.
Papandréou, le leader socialiste grec à la botte des marchés financiers, prévoit de mettre au chômage technique quelques 30 000 employés du secteur public.
Des dizaines de milliers de salariés grecs ont manifesté à Athènes et Salonique (nord) au cri de" Les riches doivent payer !". Le ministère du travail a été occupé mardi par des manifestants communistes du KKE qui refusent les nouveaux efforts demandés, notamment l’abaissement du salaire minimum.
"Ils ne cherchent pas à sauver la Grèce, mais à tuer les travailleurs", a estimé un leader syndical en parlant du gouvernement socialiste, du FMI et des dirigeants de l"Union Européenne.
Un autre dirigeant a dénoncé les "mesures injustes et barbares qui entament les droits et les revenus des travailleurs et poussent un peu plus l’économie dans la récession et la dette."
Après avoir subi plus de 20 % des coupes de leurs salaires en raison de l’austérité, les fonctionnaires seront placés en chômage partiel !
Mise en ligne : 7 octobre 2011Suite
L’économiste Nasser Mansouri (CGT) a exposé dans l’Humanité la dangerosité des propositions de Marine Le Pen et du FN pour le monde ouvrier.
Il explique pourquoi la sortie de l’euro, ne réglerait aucun des problèmes, mais les aggraverait.
Il s’agit au contraire de transformer l’euro, arme au service des marchés en une monnaie commune au service de l’emploi, du développement, des coopérations et de l’expansion des services publics.
Cela implique donc de réorienter du tout au tout la Banque Centrale Européenne pour la mettre au service des peuples.
Partout les forces populaires doivent s’attaquer à la domination du dollar et à la dictature des marchés financiers, comme en Amérique du Sud l’ont bien compris les pays progressistes qui tentent de monter une monnaie commune le Sucre pour contrer le dollar...
Nous publions des extraits de son article.
Mise en ligne : 19 mai 2011Suite
Pour une toute autre utilisation de l’euro, PCF et PGE proposent un Fonds social de développement européen...
Les dirigeants européens ont peur. Les dispositions adoptées en mai dernier après l’effondrement grec n’arrivent pas à faire retrouver « la confiance des marchés ». Pire, elles enveniment les difficultés, les politiques d’austérité brisant les ressorts de la croissance, banques et BCE gardant le même cap fondamental.
Le spectre d’une contagion à l’Espagne hante car les masses à financer sont d’une tout autre ampleur que pour la Grèce ou le Portugal. Un risque de défaut d’un tel calibre pourrait faire sauter tout le système actuel de l’euro devenu si nécessaire à une domination mondialisée des capitaux allemands et, accessoirement, français.
Fin mars dernier, les vingt-sept ont décidé d’accélérer la fuite en avant en renforçant « la discipline budgétaire » avec des sanctions financières. Certes, elles ne seront pas automatiques, mais la menace sera effective avec le « semestre européen » qui oblige chaque gouvernement a soumettre son budget dés le mois d’avril à ses pairs et à la Commission, en vue de « recommandations », avant le vote par son parlement national à l’automne.
Mise en ligne : 9 mai 2011Suite
par Pierre Ivorra.
Pour sortir de la crise, plutôt que de chercher à sécuriser les marchés financiers, il faut créer les conditions d’une expansion inédite des services publics en France et en Europe.
La volonté de la droite de constitutionnaliser la baisse des dépenses publiques au nom des exigences des marchés montre qu’il ne s’agit pas, pour elle, d’une orientation conjoncturelle, elle relève d’un choix de société. Elle vise à structurer sur le long terme le vivre ensemble des Français.
Aussi, la réponse doit être à la hauteur du défi lancé et portée par d’autres valeurs.
Derrière ce projet visant à ériger l’équilibre budgétaire en principe constitutionnel, il y a en fait l’idée que les dépenses publiques seraient excessives. Il y aurait trop de fonctionnaires, trop de services publics, trop de soins…
S’y ajoute l’affirmation qu’il est impossible d’obtenir ce retour à l’équilibre en augmentant les prélèvements sur les entreprises et le capital, au risque prétendument de compromettre notre compétitivité.
Mise en ligne : 6 mai 2011Suite
Toute la politique macro-économique de Sarkozy est conduite par l’obsession de l’accrochage de la France à l’Allemagne qui est son principal créancier et celui de la zone euro...
Mise en ligne : 15 avril 2011Suite
par Patrick Le Hyaric, Député européen (PCF) et Directeur de l’Humanité
Le vendredi 11 Mars, le Conseil européen a adopté ce qu’il appelle « un pacte pour l’Euro ». Les mots ont un sens. Il n’a pas décidé d’un pacte social et écologique. Son intitulé exact est : « un pacte pour l’Euro », « coordination renforcée des politiques économiques pour la compétitivité et la convergence ». Cette réunion du Conseil européen marque un nouveau tournant très grave, très inquiétant de l’Union européenne. Il s’agit d’un pas de plus vers une Europe fédérale, à direction autoritaire et encore plus ultralibérale. Ce pacte va au-delà du traité de Lisbonne. Décision est prise d’imposer des politiques économiques et sociales très dures aux pays, aux salariés, aux citoyens.
La déclaration finale marque nettement que les programmes d’austérité appliqués aux peuples européens et les remèdes de cheval imposés à la Grèce, à l’Irlande et au Portugal maintenant se font « sous les auspices du FMI et de l’UE ». Ces derniers ne sont rien d’autre que des plans d’ajustement structurels tels que ceux appliqués aux pays en voie de développement : « L’assistance financière sera subordonnée à une stricte conditionnalité dans le cadre d’un programme d’ajustement macroéconomique », proclame le texte.
Ainsi la Grèce – lisez bien – est invitée à : « mener à bien entièrement et rapidement le programme de privatisations et de valorisation des patrimoines fonciers de 50 milliards d’euros ». La méthode est donc bien celle du Fonds Monétaire International.
Mise en ligne : 30 mars 2011Suite
Pacte de compétitivité ! Le choix des mots accolés par le tandem Merkel-Sarkozy en dit long sur leur conception de l’Europe.
Le développement humain, le progrès social, le travail pour toutes et tous, l’éducation, la création ? Non ! La compé-ti-ti-vité !
C’est-à-dire une concurrence acharnée entre les salariés et la mise en route d’un bulldozer écrasant, sur ordre de l’oligarchie industrielle et financière, les salaires, l’emploi, les protections sociales, les systèmes de retraite, les services publics ; augmentant les impôts indirects liés à la consommation, tout en diminuant les impôts sur les sociétés ; détruisant les cadres du débat social.
C’est écrit noir sur blanc dans un texte qui circule depuis quelques jours dans les bureaux ministériels.
L’Humanité le met aujourd’hui à votre disposition pour vous en faire juge. Face à la gravité des projets envisagés, il est urgent et impérieux de créer un large front de la gauche sociale, associative, politique, écologique contre le massacre qui se prépare. Cette unité à laquelle nous appelons peut être encore plus large, puissante, déterminée que celle que nous avions créée à l’occasion du débat sur le projet de constitution européenne.
Il se prépare une régression démocratique sans nom, au seul service de la dictature de l’argent, avec le contrôle, a priori, par la Commission européenne, des budgets nationaux et par voie de conséquence la réduction des dépenses sociales et celles des collectivités territoriales. L’ordre est donné à chaque pays de modifier sa Constitution pour y inscrire le refus de faire des déficits.
Mise en ligne : 24 mars 2011Suite

Mise en ligne : 13 janvier 2011Suite
Les récentes déclarations de Jean-Claude Junker concernant le recours à des euro-obligations montrent que, face à la crise financière, les tabous des dirigeants néolibéraux européens sont peu à peu en train de tomber. Cela confirme la validité de la position du PCF qui n’a cessé d’affirmer ces derniers mois la nécessité d’une remise en cause de la dictature des marchés financiers.
Les prises de positions pour une sortie de certains pays de la zone euro sont irresponsables. L’attitude de Madame Merkel qui refuse le débat sur la monnaie européenne l’est tout autant et pourrait conduire à un éclatement de la zone euro qui aurait de très graves conséquences pour les peuples européens. Il est urgent d’ouvrir en grand le débat sur la monnaie européenne au sein de l’Union !
Mise en ligne : 9 décembre 2010Suite
Aussi